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Canicules dans les HLM : l’adaptation des logements sociaux pourrait coûter 8,6 milliards d’euros aux bailleurs

Logement social : découvrez pourquoi l’USH estime à 8,6 milliards d’euros le coût des travaux pour mieux protéger les habitants des canicules.

Adapter les logements sociaux aux fortes chaleurs

Face à la répétition des épisodes de canicule, l’Union sociale pour l’habitat (USH) estime à 8,6 milliards d’euros le coût nécessaire pour mieux protéger les logements sociaux contre la chaleur. Cette enveloppe concernerait principalement l’installation de volets et de brasseurs d’air, également appelés ventilateurs de plafond.

La confédération des bailleurs sociaux a dévoilé cette estimation lundi 14 septembre, à l’occasion de la présentation d’un plan d’action consacré à « l’habitabilité des logements sociaux en cas de fortes chaleurs ». Sa présidente, Emmanuelle Cosse, a souligné l’urgence d’intervenir face à la répétition des canicules. Selon elle, les travaux envisagés correspondent à des mesures relativement simples, susceptibles d’améliorer rapidement le confort des occupants.

L’USH propose notamment de généraliser l’installation d’au moins un brasseur d’air dans les logements sociaux et de remettre des volets partout où ils font défaut. Ces équipements ne remplacent pas une rénovation thermique complète, mais ils peuvent contribuer à limiter l’exposition directe au soleil et à améliorer la circulation de l’air à l’intérieur des logements.

Des équipements encore peu présents dans le parc HLM

D’après les chiffres avancés par l’USH, seuls 56 % des logements HLM disposent aujourd’hui d’une solution d’occultation solaire. Cette catégorie comprend notamment les volets, qui permettent de réduire l’entrée de chaleur lorsque les températures extérieures augmentent. Pour la confédération, cette proportion constitue un problème alors que les périodes de chaleur intense se répètent.

Les brasseurs d’air sont encore moins répandus. À peine 3 % des logements sociaux en seraient équipés. L’USH défend donc une installation prioritaire dans une pièce au moins, afin de proposer une solution accessible et rapide à mettre en œuvre. Le coût estimé se situerait entre 300 et 500 euros par logement pour un brasseur d’air.

La pose de volets représenterait une dépense plus importante, comprise entre 2 875 et 3 500 euros par logement. Cette fourchette dépendrait notamment du nombre de fenêtres concernées. Additionnés à l’équipement en brasseur d’air, ces montants expliquent l’importance de l’investissement global avancé par l’USH.

Un effort concentré sur les territoires les plus exposés

L’ensemble du parc social n’est pas exposé de la même manière aux fortes chaleurs. L’USH identifie comme prioritaires les logements situés dans le sud de la France et dans les grandes villes, où les épisodes de chaleur peuvent être particulièrement difficiles à supporter. Pour ces seuls territoires, le coût des travaux est évalué à 2,8 milliards d’euros.

Cette estimation s’inscrit dans un contexte plus large. Les bailleurs sociaux doivent déjà financer d’autres opérations de rénovation et répondre à l’adaptation du parc au vieillissement de la population. Emmanuelle Cosse a ainsi insisté sur la nécessité de mieux intégrer la question du financement de l’adaptation climatique dans les politiques du logement.

Le sujet dépasse d’ailleurs le seul parc HLM. Selon la Fondation pour le Logement, citée dans l’article, deux tiers des Français rencontreraient des difficultés à supporter la chaleur dans leur logement. Le texte fourni ne précise toutefois ni la date de cette étude, ni sa méthodologie, ni la taille de l’échantillon. Ce chiffre doit donc être considéré avec prudence tant que la source originale n’est pas consultable.

Une estimation à mettre en perspective

La fiabilité des informations n’est pas homogène. L’USH constitue une source directe et pertinente pour connaître la position des bailleurs sociaux, leurs priorités et le montant qu’ils évaluent pour les travaux. En revanche, cette organisation défend les intérêts du secteur : son estimation doit donc être présentée comme une évaluation professionnelle, et non comme un chiffrage indépendant ou une dépense définitivement arrêtée.

Les montants annoncés reposent par ailleurs sur des coûts moyens par logement. Ils peuvent varier selon la configuration des bâtiments, le nombre de fenêtres, les contraintes techniques et les territoires concernés. Enfin, l’article ne fournit pas le document détaillant le calcul des 8,6 milliards d’euros. Cette donnée est donc crédible comme ordre de grandeur avancé par l’USH, mais elle mériterait d’être confrontée à une étude indépendante avant d’être considérée comme un coût définitif.

La rédaction de Commons

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