Blocages des lycées et des universités, grève du 5 novembre et manifestations : à quoi faut-il s'attendre cette semaine ?
Les syndicats appellent à une grande journée de mobilisation ce jeudi 5 novembre. Plus de 200 rassemblements sont prévus selon la CGT qui appelle à la "convergence". À quoi faut-il s'attendre ?
Blocages scolaires, grève interprofessionnelle et nouvelles manifestations : la semaine s’annonce entre très agitée sur le plan social. Après trois week-ends de mobilisation, les organisations de jeunesse, les syndicats de salariés et la coordination des gilets jaunes souhaitent faire converger leur lutte et leurs revendications. On fait le point.
Lycées et universités : des appels à poursuivre les blocages
Les vacances de la Toussaint n’ont pas apaisé les tensions sur le front scolaire. La rentrée s’accompagne de nouveaux appels à la mobilisation, le mouvement Les Lycéens ! souhaitant des blocages dès ce lundi. L’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante appellent, de leur côté, à bloquer les établissements mardi 3 et jeudi 5 novembre, avant de rejoindre les manifestations interprofessionnelles. L’Unef invite également les étudiants à s’organiser dans les universités dès lundi.
À Paris, le collectif Interfac Île-de-France prévoit une manifestation mardi, entre le Panthéon et le siège du Medef. Ce rendez-vous doit prolonger les actions dans les établissements et porter les revendications des étudiants dans la rue.
Les annonces gouvernementales du 26 octobre n’ont donc pas suffi à convaincre les organisations de suspendre leur mouvement. L’exécutif a notamment promis le remplacement de Parcoursup en 2028, la création de 500 postes supplémentaires d’enseignants et un plafonnement progressif à 28 élèves des classes de seconde. Il a également annoncé 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, contre 250 000 réclamées par les organisations dans le texte initial.
Cette reprise du mouvement soulève la question de la continuité des cours. Après plusieurs semaines d’actions, certains élèves souhaitent retrouver leur classe. Des tensions autour de l’accès aux établissements ont du reste été rapportées lundi matin.
Jeudi 5 novembre, « grande journée de convergence »
La journée de jeudi constituera sans nul doute l’acmé de cette semaine sociale. Une large intersyndicale appelle les salariés à faire grève et à manifester. Les revendications portent sur les salaires, la défense des services publics et de l’emploi, ainsi qu’un meilleur partage des richesses.
Interrogé lundi sur France 2, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, appelle à faire de ce 5 novembre « une grande journée de convergence« . Plus de 200 manifestations sont prévues partout en France, d’après le décompte de son organisation. Pour la première fois depuis la rentrée, le privé et le public sont appelés à faire grève le même jour. Tous les syndicats se sont joints à l’appel initialement lancé par une intersyndicale CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU.
Le mouvement de grève devrait toucher de nombreux secteurs : l’enseignement bien sûr, mais aussi les mutuelles, les banques, les médecins, les pharmaciens et les transports. La SNCF et la RATP donneront leurs prévisions de trafic ce mardi, celles du trafic aérien seront annoncées mercredi.
Les organisations lycéennes et étudiantes souhaitent se joindre à cette mobilisation. La coordination des gilets jaunes entend également participer à cette journée. Le parcours de la manifestation organisée à Paris ce 5 novembre reste à ce stade incertain. Les syndicats ont demandé à défiler entre la place de la Bastille et la place de la Concorde mais la réponse de la Préfecture de police de Paris n’est pas conne.
Les 6 et 7 novembre, une prolongation souhaitée par les gilets jaunes
La coordination des gilets jaunes appelle à poursuivre le mouvement vendredi 6 et samedi 7 novembre. Cette séquence, présentée sous la formule « six-seven populaire », doit prolonger la journée interprofessionnelle, traduisant une volonté de maintenir la pression sur le gouvernement.