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Mesdames, à partir du 19 novembre, vous ne serez plus payées...

Selon le calcul des Glorieuses, les femmes commenceront symboliquement à travailler « gratuitement » le 19 novembre en raison des inégalités salariales persistantes en France.

Ce jeudi 19 novembre 2026, à 10 h 51 précises, les femmes commenceront à travailler « gratuitement » en France jusqu’à la fin de l’année. Il ne s’agit pas du scénario de la dernière série dystopique proposée par une plateforme de vidéo à la demande mais d’une réalité statistique, calculé chaque année par le média féministe les Glorieuses pour dénoncer les inégalités salariales dans notre pays.

Très concrètement, si les femmes étaient payées au même taux horaire moyen que les hommes, elles auraient alors perçu à cette date du 19 novembre l’équivalent de ce qu’elles gagnent actuellement en une année. Converti en jours ouvrés, cela équivaudrait à 29 jours de travail offerts.

Une date symbolique pour rendre les écarts visibles

Cela fait 10 ans que Les Glorieuses calculent cette date symbolique pour dénoncer les inégalités salariales entre les hommes et les femmes : en France, ces dernières gagnent encore 11,8 % de moins que leur homologues masculins, ce qui place notre pays au-dessus de la moyenne européenne. Selon Eurostat, l’écart était de 12,3% en 2023 et se réduit progressivement depuis 2018.

« Cela va dans le bon sens, il faut le souligner » mais, « la question seule du salaire (…) n’est pas suffisante pour comprendre les inégalités économiques », a expliqué auprès de l’AFP Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses.  Elle souligne notamment leurs conséquences sur les projets et les investissements auxquels certaines femmes renoncent faute de moyens.

Au-delà du salaire, la question de l’autonomie économique

Pour réduire ces inégalités, Les Glorieuses demandent notamment de conditionner l’accès des entreprises aux marchés publics et aux subventions au respect de l’égalité salariale. Une mesure qui « coûte littéralement zéro euro supplémentaire à l’État », fait valoir Rebecca Amsellem.

La lettre d’information réclame aussi une revalorisation des professions à prédominance féminine, notamment dans le soin et l’éducation, des métiers « essentiels pour la cohésion de notre société », souligne sa fondatrice.

Elle plaide également pour un congé post-naissance intégralement indemnisé équivalent du congé de maternité pour les deux parents, et pour la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale, adoptée en 2023.

Cette dernière recommandation fait actuellement l’objet d’un projet de loi présenté en septembre au conseil des ministres, avec l’objectif affiché de réduire les écarts de rémunération entre hommes et femmes.

En 2016, première année de la campagne de sensibilisation des Glorieuses, les femmes avaient « symboliquement » cessé d’être payées le 7 novembre, soit dix jours plus tôt que cette année.

 

 

La rédaction de Commons

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