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Dieudonné condamné à six mois sous bracelet électronique pour apologie du terrorisme et injure envers Laurent Nuñez par le tribunal correctionnel de Paris

La condamnation de Dieudonné à six mois sous bracelet électronique sanctionne ses propos sur le 7-Octobre et ses insultes envers Laurent Nuñez.

Une peine de six mois sous bracelet électronique

Dieudonné M’Bala M’Bala a été condamné jeudi 17 septembre 2026 par le tribunal correctionnel de Paris à six mois d’emprisonnement sous la forme d’une détention à domicile avec bracelet électronique. La décision sanctionne des faits qualifiés d’apologie du terrorisme ainsi qu’une injure publique envers Laurent Nuñez, alors préfet de police de Paris et désormais ministre de l’Intérieur.

Le tribunal a également prononcé une amende de 5 000 euros et trois ans d’inéligibilité. Sur le volet civil, le polémiste devra verser 1 000 euros à l’Organisation juive européenne et un euro symbolique à Laurent Nuñez. Le jugement porte sur plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux en 2024.

Cette condamnation intervient alors que Dieudonné, âgé de 60 ans, compte déjà de nombreuses condamnations inscrites à son casier judiciaire. Selon les éléments rapportés dans le dossier, le tribunal a notamment tenu compte de la répétition de propos jugés pénalement répréhensibles.

Des propos sur le 7-Octobre au cœur des poursuites

La principale séquence examinée par la justice avait été publiée sur le réseau social X le 7 octobre 2024, un an jour pour jour après l’attaque menée par le Hamas en Israël. Cette offensive avait causé la mort de plus de 1 200 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon le bilan cité dans l’article d’origine.

Dans cette vidéo d’environ deux minutes, visionnée près d’un million de fois, Dieudonné avait qualifié le 7 octobre de date « merveilleuse », « extraordinaire » et « féerique ». Il avait ensuite affirmé qu’il faisait référence à l’anniversaire de sa fille, née quinze ans auparavant un 7 octobre.

Pour les juges, cette explication ne permettait pas d’écarter la portée des propos. Le tribunal a retenu l’existence d’une « instrumentalisation » et d’un procédé reposant sur un « artifice » destiné, selon son analyse, à présenter favorablement les attaques du 7 octobre. Cette motivation a conduit à retenir la qualification d’apologie du terrorisme, infraction qui réprime notamment la glorification ou la présentation favorable d’actes terroristes déjà commis.

Les magistrats se sont également penchés sur une autre vidéo publiée après l’incendie visant une synagogue de La Grande-Motte, dans l’Hérault, en août 2024. Dieudonné y suggérait que cet incendie pouvait constituer une réponse à la haine et au racisme qu’il imputait à certains juifs de France depuis le 7 octobre. Le tribunal a considéré que ces propos relevaient eux aussi de l’apologie du terrorisme.

Une injure visant Laurent Nuñez

Le troisième volet du dossier concernait une vidéo dans laquelle Dieudonné s’en prenait à Laurent Nuñez, alors préfet de police de Paris. La publication faisait suite à un nouvel arrêté interdisant l’un de ses spectacles.

Le polémiste y apparaissait avec le visage déformé par un filtre et lançait à Laurent Nuñez une série d’insultes, avant de l’appeler à venir s’expliquer directement avec lui. Pour le tribunal, ces propos excédaient les limites admissibles de la liberté d’expression et caractérisaient une injure publique.

À l’audience du 17 juin 2026, Dieudonné avait contesté cette lecture de ses vidéos. « Je suis un humoriste », avait-il déclaré, en ajoutant qu’il n’était « ni un homme politique, ni un intellectuel, ni un sociologue ». Il avait également revendiqué près de quarante ans de carrière dans l’humour.

Une source principale identifiable, mais un texte à compléter

L’article fourni reprend une dépêche de l’Agence France-Presse, agence reconnue pour ses pratiques professionnelles et son suivi des décisions judiciaires. Les montants de la peine, les qualifications pénales et les parties civiles sont présentés de manière précise. La source apparaît donc globalement fiable pour relater le jugement.

Cette fiabilité doit toutefois être nuancée : le texte d’origine ne fournit ni lien vers la décision du tribunal, ni compte rendu complet de l’audience, ni indication sur un éventuel appel. Il convient donc de présenter la condamnation comme une décision rendue en première instance, sans préjuger de son caractère définitif. Plusieurs formulations, notamment le nombre exact de condamnations antérieures, gagneraient également à être vérifiées dans une source judiciaire ou auprès du parquet.

La rédaction de Commons

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