Enquête ouverte en Seine-et-Marne suite à des photos d'élèves grimés en noir lors d'un carnaval
Le procureur ouvre une enquête suite à des photos d’élèves grimés en noir lors d’un carnaval
Le procureur de la République de Meaux (Seine-et-Marne) a lancé une enquête préliminaire à la suite de la diffusion de photos montrant des élèves au visage grimé en noir lors d’un carnaval organisé dans un établissement privé catholique à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne). Cette enquête vise à établir s’il y a eu provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence en raison de critères tels que l’ethnie, la nation, la race ou la religion.
L’académie de Créteil a également réagi en signalant les faits à la justice, après avoir été alertée sur les réseaux sociaux. Julie Benetti, la rectrice, a exprimé son émotion face à ces photos et a lancé une enquête administrative en collaboration avec la direction diocésaine, en plus de saisir le procureur de la République.
Des sources rapportent que les événements se sont déroulés le 7 mars lors du carnaval du lycée catholique privé Sainte-Céline. Selon des témoignages, trois lycéens ont été peints en noir, munis de lances en bois et de longues robes, tandis qu’ils auraient imité des « cris de singes », suscitant l’indignation parmi les élèves et les autorités.
La ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, a condamné ces comportements racistes et a exigé que toute la lumière soit faite sur cette affaire, en appelant à des mesures immédiates et rigoureuses pour y remédier. Elle met en avant la nécessité de dénoncer et de sanctionner fermement tout acte raciste, que ce soit à l’école ou ailleurs.
Par ailleurs, le Conseil représentatif des associations noires a réagi en déposant plainte contre X pour « injures publiques à caractère racial, provocation publique à la haine raciale et discrimination ». Alex Ursulet, l’un des avocats de la fédération d’associations, a confirmé cette démarche initiée en réponse aux préoccupations exprimées par les parents d’élèves.
En résumé, cet incident au sein de l’établissement privé catholique a suscité une vive émotion et a entraîné des réactions rapides de la part des autorités locales et nationales. L’enquête en cours devra déterminer les circonstances exactes de ces faits et éventuellement identifier les responsabilités, dans le but de garantir un environnement éducatif et social respectueux de la diversité et des droits de chacun.