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Pédocriminalité dans l'Eglise : 489 victimes obtiennent réparation financière selon un rapport

Réparations financières octroyées aux victimes de pédocriminalité dans l’Eglise

Fin 2023, selon le deuxième rapport annuel de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), 489 victimes de pédocriminalité dans l’Eglise avaient reçu une compensation financière. L’Inirr a rendu 358 décisions financières au cours de l’année 2023, pour un montant moyen de 35 310 euros, en hausse par rapport aux 131 décisions prises l’année précédente. Cette institution vise à indemniser les victimes de prêtres ou de laïcs agissant dans des diocèses, des établissements ou des mouvements de jeunesse catholiques, à l’exception des congrégations.

Au total, 1 351 victimes avaient sollicité l’Inirr jusqu’au 31 décembre, dont 215 pour l’année 2023. Selon la présidente de l’Inirr, Marie Derain de Vaucresson, le nombre de demandes varie en fonction de l’actualité médiatique sur les violences sexuelles. Par ailleurs, elle souligne une baisse de l’âge moyen des personnes s’étant manifestées, passant de 63 à 61 ans. Notamment, le pourcentage de femmes parmi les demandeurs a augmenté à 34%, un phénomène important car cela encourage d’autres victimes à témoigner.

Détails sur les situations de pédocriminalité et les démarches restauratives

En 2023, 58% des cas étudiés concernaient des viols, parmi lesquels 39% avaient perduré plus d’un an. Les violences sexuelles débutaient principalement entre l’âge de 6 et 15 ans, survenant souvent dans des cadres tels que des établissements scolaires catholiques (23%), le catéchisme ou l’aumônerie (18%), ou des mouvements de jeunesse (17%).

Outre les compensations financières, certaines victimes préfèrent s’engager dans des démarches restauratives. En 2023, ces initiatives ont pris de l’ampleur, offrant un soutien significatif dans le processus de reconstruction des victimes. Ces démarches comprennent des lettres de l’Eglise (25% des cas), des dialogues avec l’institution religieuse (20%), des témoignages (15%), ainsi qu’une orientation vers des soins médico-psycho-sociaux (12%).

Chaque année, l’Inirr accomplit un travail essentiel en aidant les victimes à obtenir réparation et en favorisant des actions restauratives pour les personnes affectées par la pédocriminalité au sein de l’Eglise. En divulguant ces informations, l’instance contribue à la transparence et à la réparation des préjudices subis par les victimes, tout en soulignant l’importance cruciale d’une prise en charge holistique pour favoriser leur guérison et leur reconstruction.

La rédaction de Commons

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