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Justice saisie après le décès d'une patiente aux urgences de l'AP-HP à Paris

La mort de Micheline Myrtil : l’AP-HP renvoyée devant le tribunal correctionnel

Six ans après le décès de Micheline Myrtil, la femme née en Martinique en 1963, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris pour homicide involontaire. Cette information a été confirmée par une source judiciaire à franceinfo le jeudi 31 octobre, suite à une ordonnance de renvoi rendue par un juge d’instruction.

D’après cette ordonnance, l’AP-HP aurait commis une faute en lien avec le décès de Micheline Myrtil, qui avait été admise aux urgences et laissée pendant plusieurs heures sans que personne ne s’en préoccupe. L’établissement avait été mis en examen en mars 2021, et malgré une requête initiale du parquet de Paris pour un procès pour homicide involontaire fin 2022, un non-lieu a ensuite été demandé le 3 juillet. Le parquet estimait en effet que le lien de causalité entre les possibles carences de la prise en charge à l’hôpital et le décès n’était pas établi.

Les circonstances du décès de Micheline Myrtil

La patiente de 55 ans souffrait de céphalées et de douleurs aux mollets lorsqu’elle a été déposée aux urgences de Lariboisière par les pompiers le 17 décembre 2018 en fin d’après-midi. Après avoir été reçue, elle avait été orientée vers une salle d’attente. Un premier rapport d’autopsie avait révélé que la cause du décès de la patiente était une défaillance respiratoire aiguë résultant d’un œdème pulmonaire.

Le drame a été exacerbé par une série d’erreurs administratives, notamment l’appel de la patiente vers minuit sous le nom incorrect de « Myatil » au lieu de « Myrtil ». Cette confusion a empêché la patiente de répondre, et elle a été ensuite considérée comme partie. Pendant plusieurs heures, de 1 heure à 6 heures du matin, Micheline Myrtil est restée sans surveillance sur un brancard, et ce n’est qu’à 6 heures qu’elle a été retrouvée sans vie, sans avoir eu la visite d’un médecin.

Chaque étape de la prise en charge de la patiente a soulevé des questions sur la qualité des soins prodigués au sein de l’établissement hospitalier et a conduit à une enquête judiciaire approfondie, aboutissant finalement au renvoi de l’AP-HP devant le tribunal correctionnel.

Chaque détail de cette affaire tragique met en lumière l’importance cruciale d’une prise en charge diligente et méticuleuse des patients au sein des établissements de santé, soulignant la nécessité de veiller à ce que de telles erreurs ne se reproduisent pas à l’avenir.

La rédaction de Commons

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