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Maylis Daubon condamnée à 30 ans de réclusion dont 20 ans de sûreté pour empoisonnement au propranolol de ses filles la mort dEnea et un syndrome de Münchhausen par procuration retenus

La cour d’assises des Landes a condamné Maylis Daubon à 30 ans (20 ans de sûreté) pour l’empoisonnement au propranolol de ses filles.

Le 3 décembre, la cour d’assises des Landes a reconnu Maylis Daubon coupable d’avoir empoisonné ses filles, entraînant la mort de l’aînée, Enea. La cour a prononcé une peine de trente ans d’emprisonnement, assortie d’une période de sûreté de vingt ans, décision prise à la majorité et justifiée par la présidente Emmanuelle Adoul au regard « de la gravité des faits, de la mort d’Enea, de leur durée, des modes opératoires et des préjudices pour les parties civiles ». Cette condamnation dépasse les réquisitions de l’avocat général, qui avait demandé vingt-cinq ans d’emprisonnement assortis d’une période de sûreté de quinze ans et avait dénoncé la « soumission chimique » infligée à la victime décédée.

Les faits reconstitués et leur gravité

Selon l’enquête et les éléments présentés en audience, Enea, 18 ans au moment des faits, déscolarisée depuis plus d’un an et souffrant de troubles psychologiques, a été victime d’une crise de convulsions au domicile familial le 13 novembre 2019. L’analyse médico-légale a mis en évidence une concentration de propranolol — un bêta-bloquant utilisé notamment pour traiter l’hypertension, les migraines et certains troubles anxieux — à un taux évalué à dix fois la dose thérapeutique, ce qui a provoqué un ralentissement cardiaque fatal.

Aux côtés des poursuites pour empoisonnement, l’avocat général Marc Bourragué a retenu la circonstance aggravante d’avoir commis ces faits « sur des personnes en état de sujétion psychologique ou physique connu de l’auteur ». Une expertise psychiatrique citée dans le dossier a conclu que la mère était atteinte du syndrome de Münchhausen par procuration (aussi appelé trouble factice imposé à autrui), trouble mental consistant à provoquer ou inventer des symptômes chez une personne placée sous sa responsabilité.

Qu’indiquent la procédure et les qualifications retenues ?

La qualification d’empoisonnement, aggravée par la vulnérabilité des victimes et la mortalité d’une d’entre elles, explique la sévérité de la peine prononcée. La période de sûreté de vingt ans signifie que l’intéressée ne pourra pas bénéficier d’une libération conditionnelle avant l’exécution d’au moins vingt années de la peine, une mesure destinée à répondre à la dangerosité estimée par la cour.

Le recours à un médicament courant comme le propranolol pour causer la mort est un élément aggravant : il souligne à la fois la préméditation et la difficulté à repérer des violences insidieuses qui prennent l’apparence de soins médicaux. Les juristes et médecins auditionnés en cour ont explicité comment des doses supra-thérapeutiques de bêta-bloquants peuvent conduire à des troubles du rythme, une hypotension sévère et une insuffisance circulatoire fatale.

Évaluer la dimension psychiatrique du dossier a été crucial : le diagnostic de trouble factice imposé à autrui n’exonère pas pénalement mais éclaire la personnalité et la dangerosité de l’auteure aux yeux des juges, ce qui a pu jouer dans l’appréciation de la peine.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Le texte initial transmis pour réécriture ne cite pas explicitement ses sources (jugement, communiqués du parquet, expertises médicales, dépêches d’agences). Sans référence directe, il est difficile de vérifier indépendamment chaque formulation. Voici une grille d’évaluation des sources pertinentes pour ce type d’affaire :

  2. – Jugement et dossier d’instruction : documents les plus fiables. Ils contiennent les motifs détaillés, les pièces d’analyse toxicologique, les expertises psychiatriques et le dispositif de la condamnation. Leur consultation est essentielle pour confirmer les éléments factuels et juridiques.

  3. – Communiqués du parquet ou de la cour d’assises : sources officielles fiables pour les réquisitions et la peine prononcée, ainsi que pour les qualifications retenues.

  4. – Dépêches d’agences (AFP, Reuters) et grands médias nationaux (Le Monde, Franceinfo, Libération) : généralement rigoureuses, elles synthétisent les informations des sources judiciaires et apportent un contexte. Leur fiabilité dépend toutefois de la proximité avec les documents judiciaires et du respect des précautions judiciaires (éviter les simplifications sur l’état psychiatrique avant les pièces d’expertise).

  5. – Presse locale (par exemple Sud Ouest, ou médias régionaux) : souvent proche du dossier et des audiences mais variable en qualité ; utile pour les détails logistiques et les réactions locales, à recouper avec le dossier judiciaire.

  6. – Témoignages non confirmés sur les réseaux sociaux : à considérer avec prudence, susceptibles de rumeurs et d’approximations.

  7. En l’absence de citations explicites dans l’article d’origine, il est recommandé de vérifier les affirmations directement dans le jugement ou via un communiqué du parquet et, si possible, de consulter les expertises médicales citées en audience avant de reprendre des diagnostics psychiatriques dans un cadre médiatique.

  8. Conclusion

  9. La condamnation de Maylis Daubon, pour empoisonnement ayant entraîné la mort d’une de ses filles, est présentée ici à partir des informations disponibles dans le texte fourni. Pour une couverture complète et vérifiable, la consultation des actes judiciaires et des communiqués officiels reste indispensable afin de confirmer les termes exacts du jugement, la nature des pièces toxicologiques et les conclusions des expertises psychiatriques.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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