Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 805 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Société

Professeur d’anglais mis en examen après des accusations de violences et d’agressions sexuelles sur 22 enfants à Paris

Un professeur anglais est mis en examen à Paris après des accusations visant 22 enfants. Il conteste les faits dénoncés.

Un professeur d’anglais intervenant dans une école maternelle privée parisienne a été mis en examen et placé en détention provisoire, jeudi 24 septembre 2026. L’homme, âgé de 31 ans, est soupçonné de viol, d’agressions sexuelles et de violences sur 22 enfants. Il conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, par l’intermédiaire de son avocat.

Une enquête ouverte après le signalement d’une famille

Selon les informations communiquées par le parquet de Paris, le suspect, identifié comme Yasser G., intervenait dans l’établissement depuis septembre 2025. Il était employé par une société spécialisée dans les cours d’anglais et exerçait auprès d’enfants scolarisés en maternelle. Ses fonctions ont été suspendues le 23 juin 2026, date à laquelle l’affaire a été signalée aux autorités judiciaires.

La directrice de l’école aurait alerté le procureur de la République de Paris après le dépôt de plainte du père d’une fillette. À la suite de ce signalement, les enquêteurs ont entendu 22 enfants, nés entre 2020 et 2022, ainsi que leurs représentants légaux. D’après le parquet, plusieurs témoignages font état d’insultes, de cris et de coups, mais aussi de gestes à caractère sexuel.

Les faits rapportés aux enquêteurs comprennent notamment des attouchements au niveau des fesses et des organes sexuels. Certains témoignages évoquent également des pénétrations digitales. À ce stade de la procédure, ces éléments constituent des déclarations recueillies dans le cadre de l’enquête et devront être examinés et confrontés par la justice. La mise en examen ne préjuge pas de la culpabilité de la personne concernée.

Une mise en examen et un placement en détention provisoire

Interpellé mardi 22 septembre, le professeur a d’abord été placé en garde à vue. Il a ensuite été présenté à un juge jeudi 24 septembre. À l’issue de cette présentation, il a été mis en examen, c’est-à-dire placé sous le statut de personne officiellement poursuivie dans le cadre d’une information judiciaire.

Le juge a également ordonné son placement en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet. Cette mesure, qui intervient avant tout jugement, répond à des critères prévus par la loi et ne constitue pas une condamnation. Elle peut notamment être décidée lorsque la justice estime nécessaire de préserver les investigations ou d’éviter des pressions sur les témoins, selon les éléments qui seront retenus dans la procédure.

L’enquête est désormais conduite par un juge d’instruction. Celui-ci devra établir précisément les circonstances des faits dénoncés, vérifier la cohérence des déclarations et rechercher d’éventuels éléments matériels ou témoignages complémentaires. Les investigations devront aussi déterminer si les faits reprochés concernent l’ensemble des enfants entendus et s’ils se sont déroulés dans le cadre des interventions scolaires du suspect.

Le suspect conteste les accusations

Par la voix de son avocat, Philippe Benamou, le mis en examen nie les faits. « Il faut des charges consistantes pour soutenir de telles accusations », a déclaré le conseil auprès de l’Agence France-Presse, ajoutant que la défense entendait désormais s’employer à les dissiper.

Cette contestation devra être examinée au cours de l’information judiciaire, au même titre que les témoignages recueillis et les autres éléments du dossier. La procédure pourra évoluer en fonction des résultats des investigations, avant une éventuelle décision sur la suite judiciaire de l’affaire.

Des sources à distinguer selon leur nature

Les informations disponibles reposent principalement sur les déclarations du parquet de Paris, qui constitue une source institutionnelle directement impliquée dans le suivi de la procédure pénale. Elles ont été rapportées par l’Agence France-Presse, agence reconnue pour ses règles de vérification et sa couverture des affaires judiciaires. La position de la défense provient, elle aussi, d’une source identifiée : l’avocat du mis en examen.

Ces sources présentent toutefois des points de vue différents. Le parquet expose les éléments ayant conduit aux poursuites, tandis que l’avocat conteste les accusations. Les faits précis restent donc à établir par le juge d’instruction. En l’absence de jugement, ils doivent être présentés avec prudence et dans le respect de la présomption d’innocence.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues