Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 828 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Société

France Travail les dix syndicats appellent à la grève le 29 septembre sur fond de salaires menacés et de réorganisations contestées

Grève France Travail le 29 septembre : les syndicats dénoncent le gel des salaires, les réorganisations et les menaces sur les moyens du service public.

Les dix organisations syndicales représentées à France Travail appellent leurs collègues à la grève et aux manifestations le mardi 29 septembre 2026, dans le cadre de la journée nationale de mobilisation de la fonction publique. Cette unité intersyndicale, qui rassemble notamment la CFDT, la CFTC, la CGT, la CFE-CGC, Force ouvrière, la FSU, le SNAP, le STC, SUD et l’UNSA, est présentée par les organisations comme une première depuis 2018.

Des revendications salariales dans un contexte de tension budgétaire

Comme les autres agents publics appelés à se mobiliser, les salariés de France Travail réclament une revalorisation de leurs rémunérations. Les syndicats dénoncent notamment la perspective d’un nouveau gel du point d’indice de la fonction publique en 2027, alors que l’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat. Ils demandent des mesures salariales générales et immédiates, ainsi qu’une meilleure reconnaissance des missions exercées au sein du service public de l’emploi.

La mobilisation s’inscrit également dans un contexte de fortes contraintes sur les finances publiques. Les organisations syndicales s’inquiètent des économies qui pourraient être demandées au ministère du Travail dans le cadre du budget 2027. Selon des informations rapportées par Public Sénat, la mission consacrée au travail, à l’emploi et à l’administration des ministères sociaux pourrait être appelée à contribuer à hauteur de 2,5 milliards d’euros. À la date du 24 septembre 2026, ce montant doit toutefois être considéré comme une proposition ou une orientation budgétaire, et non comme une décision définitive adoptée par le Parlement.

Les syndicats dénoncent les réorganisations de France Travail

Au-delà des salaires, les syndicats veulent alerter sur l’évolution du fonctionnement de France Travail, créé en janvier 2024 pour succéder à Pôle emploi. Dans leur appel commun, ils décrivent une succession de réorganisations, de transformations et d’injonctions contradictoires. Selon eux, ces changements réduisent progressivement les missions confiées aux personnels et dégradent leurs conditions de travail.

Les organisations estiment également que les demandeurs d’emploi sont soumis à une pression croissante. Elles citent notamment la généralisation du contrôle de la recherche d’emploi, les menaces de sanctions et les évolutions des règles relatives à l’indemnisation ou aux allocations. Ces éléments correspondent à la position exprimée par les syndicats et ne constituent pas, en eux-mêmes, une évaluation indépendante de l’efficacité ou des conséquences de ces dispositifs.

L’appel intersyndical mentionne par ailleurs le développement de l’intelligence artificielle au sein de France Travail. Les syndicats réclament un cadre négocié et des garanties sur les usages de ces outils, ainsi que sur leurs effets pour les agents et les usagers. Cette question s’ajoute à leurs préoccupations concernant les effectifs, l’organisation des services et le maintien de l’accompagnement des personnes privées d’emploi.

Un chômage en hausse au deuxième trimestre

La mobilisation intervient alors que la situation du marché du travail s’est dégradée. Selon l’Insee, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail a atteint 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, en hausse de 0,2 point sur un trimestre et de 0,7 point sur un an. L’institut indique qu’il s’agit de son niveau le plus élevé depuis le troisième trimestre 2020, hors période directement affectée par la crise sanitaire.

Les statistiques publiées par France Travail font, de leur côté, état de 5,8 millions de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, inscrits dans les catégories A, B et C, en moyenne au deuxième trimestre 2026, en France hors Mayotte. Ces données administratives ne recouvrent pas exactement le même champ que le taux de chômage calculé par l’Insee, mais elles illustrent l’ampleur des publics suivis par l’opérateur.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Les éléments relatifs à la date de la grève, à l’unité syndicale et aux revendications sont étayés par les appels publiés directement par plusieurs organisations, notamment Force ouvrière et la CGT. Ces sources sont fiables pour rendre compte de la position des syndicats, mais elles restent engagées et ne peuvent suffire à établir de manière indépendante l’impact des réorganisations ou des contrôles dénoncés.

  2. Le chiffre du chômage bénéficie d’un niveau de fiabilité élevé, puisqu’il provient de l’Insee. Les données d’inscription sont également issues d’une source institutionnelle, France Travail. En revanche, le montant de 2,5 milliards d’euros d’économies annoncé pour le ministère du Travail repose, à ce stade, sur une information de presse concernant des orientations budgétaires encore susceptibles d’évoluer. Il convient donc de le présenter avec prudence jusqu’à l’adoption des textes financiers définitifs.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues