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Six condamnations jusquà sept ans pour des membres de l'ultradroite pronazie reconnus pour trafic d'armes et association de malfaiteurs terroriste visant juifs musulmans LGBTQ et la gauche appels en cours

Six hommes condamnés pour trafic d'armes et association terroriste visant plusieurs communautés. Peines de 4 à 7 ans, recours possibles.

Six hommes liés à la mouvance d’extrême droite à tendance pronazie ont été condamnés vendredi 3 juillet à des peines de prison allant jusqu’à sept ans, a rapporté l’AFP.

Les verdicts et les peines

Cinq des prévenus, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d’« association de malfaiteurs terroriste ». Le sixième, un ancien policier retraité de 61 ans, a été condamné uniquement pour trafic d’armes : l’enquête n’a pas permis d’établir qu’il savait que les armes étaient destinées à la préparation d’attentats.

La peine maximale a été prononcée à l’encontre du plus jeune des accusés : sept ans d’emprisonnement assortis d’une période de sûreté correspondant aux deux tiers de la peine. Selon le compte rendu de l’audience, ce prévenu, né d’une mère japonaise et d’un père marocain, a réaffirmé son rejet du métissage tout en déclarant avoir « délaissé certaines thèses » d’extrême droite mais « gardé d’autres ». Son avocate a annoncé son intention de faire appel.

Un autre homme, présenté comme le pivot du trafic d’armes, a lui aussi été condamné à sept ans de prison, sans période de sûreté, précise le même communiqué. La procureure, Marine Valentin, avait relevé dans ses réquisitions le parcours de cet ex-soldat qui a raconté une enfance marquée selon lui par le pétainisme, l’antisémitisme et un traditionalisme catholique, et a estimé que ce prévenu avait « évolué ».

Le policier retiré âgé de 61 ans a été condamné à cinq ans de prison, dont 25 mois assortis d’un sursis probatoire sur trois ans. Le reste de la peine ferme devra être exécuté sous bracelet électronique.

Les cibles et le profil des accusés

Parmi les personnes poursuivies figuraient deux anciens militaires. Les charges portées contre le groupe concernaient des projets visant plusieurs communautés : les juifs, les musulmans, la communauté LGBTQ+ ainsi que la gauche politique. Le dossier faisait état d’intentions violentes et d’un trafic d’armes destiné à alimenter ces projets, ce qui a motivé les qualifications pour association de malfaiteurs à caractère terroriste pour la plupart des prévenus.

Les trois autres hommes ont été condamnés à des peines allant jusqu’à quatre ans de prison ferme. Un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre d’un des prévenus qui ne s’était pas présenté à l’audience, selon le même compte rendu.

Sur le plan procédural, ces condamnations traduisent la volonté du tribunal de distinguer les niveaux d’implication : certains ont été reconnus coupables d’avoir formé ou participé à un projet terroriste, tandis que d’autres ont été sanctionnés pour des infractions liées au trafic d’armes sans que leur connaissance précise des finalités criminelles ait été démontrée.

Les décisions rendent ainsi compte d’un faisceau d’éléments rassemblés lors de l’enquête — saisies d’armes, échanges, liens entre protagonistes — dont le tribunal a jugé qu’ils suffisaient à caractériser une association de malfaiteurs pour la plupart des accusés, et uniquement un trafic d’armes pour le policier retraité.

Les condamnations vont désormais faire l’objet d’éventuels appels, comme l’a indiqué l’avocate du plus jeune prévenu. Les effets judiciaires et pénitentiaires — périodes de sûreté, modalités d’exécution des peines, port du bracelet électronique — ont été précisés dans les jugements rendus.

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  1. Le texte d’origine s’appuie sur un seul organe cité explicitement : l’AFP (Agence France-Presse). L’AFP est une agence de presse internationale reconnue et généralement considérée comme une source fiable pour des comptes rendus factuels et des dépêches d’actualité. Son travail repose sur le recoupement des informations et une rédaction professionnelle destinée aux médias nationaux et internationaux.

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La rédaction de Commons

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