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Fnac Darty sanctionné de 7 millions d’euros par la Cnil pour le suivi des utilisateurs de son application mobile sans consentement

Fnac Darty reçoit 7 millions d’euros d’amendes pour des traceurs utilisés sans consentement sur l’application. Découvrez les motifs et la réaction du

Deux sociétés du groupe Fnac Darty ont été sanctionnées à hauteur de 7 millions d’euros pour des manquements aux règles encadrant les traceurs, couramment appelés « cookies », sur l’application mobile de la Fnac. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a rendu cette sanction publique le jeudi 29 octobre 2026. Au cœur du dossier : l’utilisation de données de navigation sans le consentement des utilisateurs.

La répartition des amendes distingue les deux entreprises concernées : 6 millions d’euros pour Fnac Darty Participations et Services, la holding du groupe, et un million d’euros pour Fnac Direct, filiale principalement chargée de l’exploitation du site et de l’application mobile de l’enseigne. Il s’agit donc de deux sanctions dont le montant cumulé atteint 7 millions d’euros.

Des données de navigation utilisées pour les recommandations

Selon les éléments rapportés dans l’article d’origine, la Cnil reproche aux sociétés d’avoir utilisé des traceurs pour recueillir notamment l’historique de navigation des personnes utilisant l’application. Ces informations servaient à leur présenter des recommandations de produits, mais également à entraîner l’algorithme chargé de produire ces suggestions. Les données collectées alimentaient ainsi le dispositif de personnalisation commerciale de l’application.

Le différend ne porte donc pas seulement sur l’existence d’un outil de recommandation. Il concerne les conditions dans lesquelles les informations nécessaires à son fonctionnement étaient recueillies et exploitées. Dans sa présentation du dossier, l’autorité estime que les sociétés n’avaient pas obtenu le consentement requis pour ce suivi de la navigation. C’est cette absence d’autorisation qui fonde le manquement décrit dans l’article.

Le périmètre doit être précisé : les faits rapportés concernent l’application mobile de la Fnac. Même si Fnac Direct exploite également le site internet de l’enseigne, le texte fourni ne permet pas d’étendre les pratiques sanctionnées à l’ensemble des services numériques du groupe. Il ne donne pas non plus de chiffre précis sur le nombre d’utilisateurs concernés.

Le refus des utilisateurs au centre de la sanction

Pour expliquer le montant des amendes, la Cnil met en avant deux éléments : le non-respect du choix exprimé par les utilisateurs de ne pas être suivis dans leur navigation et l’importance du public utilisant l’application. L’autorité souligne ainsi que la question ne se limite pas à une formalité de présentation du consentement : elle concerne aussi la prise en compte effective de la décision des personnes.

Cette distinction est essentielle pour comprendre le dossier. Demander une autorisation et respecter la réponse apportée sont deux dimensions complémentaires du consentement. D’après les motifs cités, la Cnil considère précisément que le choix de ne pas consentir au suivi n’a pas été respecté. Son appréciation porte donc sur les pratiques reprochées aux entreprises, et non sur une interdiction générale des recommandations personnalisées.

Fnac conteste l’analyse juridique

Sollicitée par l’Agence France-Presse, Fnac a déclaré contester l’analyse juridique retenue sur le fond et se réserver la possibilité d’exercer les recours disponibles. Cette réaction, rapportée dans l’article fourni, exprime la position de l’entreprise face à la sanction. Elle ne constitue pas, à elle seule, l’annonce d’un recours effectivement déposé ni celle d’une décision annulant les amendes.

Des sources à distinguer selon leur rôle

Le communiqué de la Cnil constitue une source primaire solide pour connaître les sanctions prononcées et les motifs avancés par l’autorité. Il présente toutefois l’analyse du régulateur, que l’entreprise conteste. La dépêche de l’AFP, dont la publication est identifiable sur Mediapart, apporte un relais journalistique clairement attribué. La réaction de Fnac permet, quant à elle, de restituer sa défense, sans trancher le désaccord juridique. Une lecture rigoureuse doit donc distinguer les faits sanctionnés selon la Cnil, la position de l’entreprise et les éventuelles suites contentieuses, qui ne sont pas établies dans le texte fourni.

La rédaction de Commons

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