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Festival de la BD d’Angoulême : la justice rejette les recours des anciens organisateurs et ouvre la voie au projet de 2027

Festival BD Angoulême : la justice rejette les recours des anciens organisateurs et conforte le projet porté par Morgane pour 2027.

Le tribunal judiciaire d’Angoulême a rejeté, mercredi 14 octobre 2026, les demandes de l’association historique du Festival international de la bande dessinée (FIBD) et de la société 9eArt+ contre l’ADBDA, à l’origine du choix d’un nouvel organisateur. Cette décision écarte leur tentative de faire annuler l’appel à projets destiné à préparer une nouvelle manifestation dès 2027. Elle conforte le projet porté par Morgane, sans devoir être présentée comme une décision définitive sur tous les différends entre les parties.

Une succession contestée après l’annulation de 2026

Chargée de l’organisation du festival depuis 2007, la société 9eArt+ avait renoncé à tenir l’édition 2026 face à un boycott massif d’auteurs opposés à sa gestion. Cette édition devait être l’avant-dernière organisée dans le cadre de la convention qui liait le prestataire à l’association historique, propriétaire du FIBD. La rupture est donc intervenue alors que cet accord n’était pas arrivé à son terme.

Quelques semaines plus tard, l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), qui rassemble pouvoirs publics et acteurs du secteur, avait lancé un appel à projets pour sélectionner un nouvel organisateur dès 2027. Le groupe Morgane a été retenu. C’est cette procédure de succession que les anciens responsables contestaient, estimant que la nouvelle manifestation portait atteinte à leurs intérêts.

Privés de subventions publiques, 9eArt+ et l’association du FIBD avaient saisi la justice en référé. Ils invoquaient des faits de concurrence déloyale et de parasitisme, demandaient l’annulation de l’appel à projets et réclamaient 300 000 euros de dommages et intérêts. Leur démarche visait ainsi à contester aussi bien les conditions de leur remplacement que les conséquences financières qu’ils lui attribuaient.

Des identités distinctes au cœur du raisonnement

Les magistrats n’ont pas retenu les accusations de concurrence déloyale. Selon les motifs rapportés dans l’article initial, ils ont estimé que le public ne risquait pas de confondre l’ancien festival et la nouvelle manifestation, les deux événements n’étant pas organisés simultanément. L’absence de concomitance constitue donc un élément important de leur appréciation.

Le grief de parasitisme a également été écarté. L’ADBDA avait demandé au nouveau prestataire de construire une identité et une marque différentes de celles du FIBD. Le raisonnement rapporté souligne aussi l’intérêt des nouveaux responsables à se distinguer des anciennes structures, dont l’image avait été affectée par les polémiques. Il ne s’agit donc pas de présenter le projet de Morgane comme une simple reprise à l’identique de l’événement historique.

Des frais de procédure à la charge des requérants

L’association du FIBD est condamnée à verser 4 000 euros à l’ADBDA et 3 000 euros à la SA Morgane au titre des frais irrépétibles occasionnés par la procédure. Ces sommes sont distinctes des 300 000 euros de dommages et intérêts que réclamaient les anciens organisateurs et qu’ils n’ont pas obtenus.

Des montants similaires ont été prononcés contre 9eArt+. La société ayant été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d’Angoulême, ils seront inscrits à son passif. Il convient ainsi de distinguer la situation de l’association de celle de son ancien prestataire, soumis à une procédure de liquidation.

Des informations concordantes, mais une source judiciaire indirecte

Le texte fourni cite des passages attribués aux magistrats, sans donner accès à l’ordonnance intégrale ni préciser la provenance de ces citations. Leur portée doit donc être appréciée avec prudence. Le compte rendu du Monde confirme le rejet des demandes par le juge des référés du tribunal judiciaire, mais ne remplace pas la consultation de la décision originale.

Livres Hebdo corrobore les principaux éléments du litige et les montants alloués. Son compte rendu mentionne toutefois le tribunal de commerce, contrairement au Monde et au texte initial, qui désignent le tribunal judiciaire. Cette divergence invite à distinguer le recoupement des faits essentiels de la vérification exacte des références procédurales. L’information apparaît étayée, mais sa présentation juridique appelle cette réserve.

La rédaction de Commons

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