Thélyson Orélien reconnaît des plagiats anciens, conteste l’usage de l’IA dans son roman et revient sur son retrait du Goncourt
Thélyson Orélien reconnaît des plagiats anciens, mais nie l’usage de l’IA pour son roman, retiré de la première sélection du prix Goncourt.
Thélyson Orélien reconnaît des plagiats dans des textes anciens, mais rejette les accusations concernant l’écriture de son premier roman, C’était ça ou mourir. Dans un message transmis à l’Agence France-Presse (AFP), mardi 13 octobre 2026, l’écrivain québécois affirme qu’aucune phrase du livre n’a été générée par une intelligence artificielle. Cette prise de parole intervient alors que l’œuvre, initialement retenue dans la première sélection du prix Goncourt, en a été retirée.
Sa réponse distingue deux volets de la polémique : les emprunts à d’autres auteurs dans les années 2010, dont il admet la responsabilité, et le recours supposé à une IA pour produire son roman, qu’il conteste. Cette séparation est essentielle pour comprendre sa position : la reconnaissance des premiers faits ne constitue pas, à elle seule, une confirmation de la seconde accusation.
Une dénégation sur l’écriture du roman
Dans son texte intitulé Ce roman que j’ai écrit, Thélyson Orélien revendique la rédaction de C’était ça ou mourir. Il qualifie l’accusation d’écriture par intelligence artificielle de « calomnie » et d’« hérésie ». Sa déclaration constitue une défense explicite de son travail, et non la reconnaissance d’une production automatisée du récit.
L’auteur admet néanmoins avoir utilisé ponctuellement des outils pour effectuer des recherches. Il établit ainsi une distinction entre une assistance documentaire et la création des phrases du livre. Le texte d’origine ne précise ni les outils concernés ni les modalités de leur utilisation. Il serait donc excessif d’en déduire un processus d’écriture particulier ou une intervention déterminée dans le manuscrit.
« Mais aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine », assure-t-il. Cette affirmation doit rester clairement attribuée à l’écrivain : elle expose sa version des faits. La déclaration citée dans l’article ne fournit pas, à elle seule, une démonstration indépendante permettant de trancher la question de la rédaction du roman.
Des plagiats anciens reconnus, un dossier distinct
Sur les textes publiés dans les années 2010, sa position est différente. Thélyson Orélien reconnaît avoir plagié des auteurs et qualifie ces actes d’« erreurs inacceptables ». Il ne s’agit donc plus uniquement, sur ce point, d’accusations extérieures : l’auteur admet lui-même avoir repris des écrits qui n’étaient pas les siens.
L’extrait fourni ne détaille toutefois pas l’ensemble des publications concernées, les passages empruntés ou les circonstances de leur diffusion. Cette absence de précisions limite la portée du récit : elle permet de rapporter la reconnaissance des plagiats, mais pas d’en dresser un inventaire complet ni d’en mesurer précisément l’étendue.
Il importe également de ne pas déplacer ces faits anciens vers le roman sans éléments supplémentaires. Les informations présentées portent sur deux objets différents : des textes des années 2010 et les conditions de création de C’était ça ou mourir. Les confondre reviendrait à transformer une faute reconnue dans le passé en preuve d’une accusation actuelle que l’auteur continue de nier.
Le retrait du Goncourt, une décision à distinguer des preuves
La conséquence institutionnelle est, elle, confirmée : l’Académie Goncourt a supprimé le roman de sa première sélection. Ce retrait est rapporté par plusieurs publications, notamment Le Parisien et Livres Hebdo. Il met fin à la présence de l’œuvre dans cette sélection, mais ne doit pas être présenté comme une expertise indépendante sur chacune des phrases du livre.
Ce que les sources permettent d’affirmer
L’AFP, seule source journalistique explicitement mentionnée dans l’article d’origine, constitue ici un relais identifiable : elle a reçu la déclaration de l’auteur. La reprise consultée, publiée par Le Journal de Montréal et signée AFP, permet de vérifier l’attribution des propos. C’est un fondement solide pour rapporter ce que Thélyson Orélien déclare, mais pas pour certifier que sa défense est exacte sur le fond.
Le recoupement avec Le Parisien et Livres Hebdo renforce la fiabilité du récit concernant le retrait de la sélection. En revanche, l’extrait initial ne présente aucune analyse détaillée permettant d’établir l’usage d’une IA. La formulation la plus rigoureuse demeure donc celle de soupçons contestés, à côté de plagiats anciens reconnus : deux niveaux de certitude différents, qui doivent rester distincts.