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Le Festival américain du cinéma français lance sa 30e édition à Los Angeles avec Minotaure et d’autres films en route vers les Oscars 2027

Festival du cinéma français : découvrez les films de la 30e édition du TAFFF à Los Angeles, dont Minotaure, en lice pour les Oscars 2027.

Le Festival américain du cinéma français (TAFFF) ouvre sa 30e édition mardi 3 novembre 2026 à Los Angeles. Avec plusieurs productions engagées dans la course à l’Oscar du meilleur film international, le rendez-vous entend offrir une vitrine hollywoodienne au cinéma français et aux œuvres étrangères auxquelles la France contribue. Parmi les films attendus figure Minotaure, d’Andreï Zviaguintsev, choisi pour représenter la France aux Oscars 2027.

Une vitrine internationale à l’approche des Oscars

Pour Minotaure, cette présentation intervient à une étape importante de sa campagne américaine. Le choix français ne constitue pas une nomination : il permet au long-métrage de concourir dans la catégorie du meilleur film international. La distinction est essentielle pour comprendre l’enjeu du festival, qui donne de la visibilité aux candidats sans préjuger des décisions de l’Académie. La prochaine cérémonie des Oscars est prévue en mars 2027.

La sélection dépasse les frontières nationales. Le TAFFF accueille aussi des coproductions françaises, permettant à des cinéastes d’origines diverses de présenter leurs œuvres au public américain. Cette ouverture explique la présence, aux côtés du réalisateur russe en exil Andreï Zviaguintsev, du Roumain Cristian Mungiu, du Belge Lukas Dhont, du Japonais Ryusuke Hamaguchi et de la Franco-Marocaine Laïla Marrakchi. Le programme illustre ainsi la dimension internationale du cinéma soutenu par la France.

Fjord, de Cristian Mungiu, arrive auréolé de la Palme d’or du Festival de Cannes 2026. Le film figure lui aussi parmi les candidats à l’Oscar du meilleur film international. Sa présence souligne la vocation du rendez-vous de Los Angeles : réunir des œuvres déjà distinguées dans les grands festivals et leur offrir une nouvelle exposition à Hollywood.

De l’animation au récit historique

L’ouverture revient à In Waves, de la réalisatrice franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen. Ce film d’animation, présenté en première à Los Angeles, plonge dans l’univers du surf californien. Une diffusion sur Netflix est annoncée après son passage au festival. Ce choix d’ouverture élargit l’affiche au-delà des drames d’auteur et des productions en campagne pour les récompenses internationales.

Autre proposition marquante, La Bataille de Gaulle, le diptyque d’Antonin Baudry, retrace le parcours du général pendant la Seconde Guerre mondiale. Les deux volets figurent au programme. À travers cette fresque historique, le festival présente une autre facette de la production française, centrée sur une figure politique et militaire dont le récit est associé à la résistance et au maintien de l’espoir dans la défaite.

La création face à la violence

La guerre traverse également Les Braves, de Lukas Dhont, présenté sous son titre international Coward. Le texte d’origine le désignait aussi par « Lâche », traduction qui pouvait laisser croire à un autre film. Porté par Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, récompensés pour leur interprétation à Cannes, ce drame situe son histoire pendant la Première Guerre mondiale, au contact de soldats qui pratiquent le théâtre.

Le contraste entre la violence des combats et l’espace de liberté offert par la scène constitue l’un des ressorts du film. L’art y apparaît comme une possibilité d’évasion au cœur de la destruction. Cette rencontre entre guerre et création donne une tonalité particulière à sa présentation dans un festival consacré à la circulation des œuvres et à leur découverte par un nouveau public.

Le documentaire Inside Gaza, d’Hélène Lam Trong, aborde quant à lui le travail de quatre journalistes et collaborateurs de l’AFP après le 7 octobre 2023. Coproduit par Arte France, la RTBF et Factstory, il met au premier plan ceux qui documentent la guerre tout en affrontant ses conséquences dans leur propre quotidien.

Des sources solides, mais à distinguer

Le programme officiel du festival constitue une source directe pour les projections ; le CNC fait autorité sur le choix du candidat français aux Oscars. Leurs communications restent toutefois institutionnelles ou promotionnelles. L’AFP confirme les informations sur Inside Gaza, mais son implication dans le documentaire doit être signalée. Enfin, les citations du texte initial dont l’auteur ou la provenance n’étaient pas clairement identifiés n’ont pas été conservées : leur attribution ne permettait pas une reprise suffisamment sûre.

La rédaction de Commons

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