Présidentielle 2027 : les organisations du cinéma réclament des garanties pour financer la création et préserver le modèle français
Cinéma français : découvrez les engagements réclamés aux candidats pour protéger le financement des films, l’audiovisuel public et la création.
Faire du cinéma une priorité de la campagne présidentielle de 2027 : c’est l’objectif de quatre organisations professionnelles qui interpellent les candidats, mercredi 4 novembre 2026. Dans un manifeste présenté comme comportant douze engagements, elles demandent de préserver les mécanismes de financement et de diffusion du modèle français. Leur mobilisation s’inscrit dans les Rencontres de l’ARP, dont le programme prévoit la présentation de ce texte.
Les signataires sont la Société des auteurs-réalisateurs-producteurs (ARP), le Syndicat de la production indépendante (SPI), la Société des réalisatrices et réalisateurs de films (SRF) et l’Union des producteurs de cinéma (UPC). Selon l’article d’origine, qui rapporte un manifeste transmis à l’AFP, ils souhaitent faire reconnaître le cinéma comme un actif stratégique pour la France.
Une inquiétude politique et budgétaire
Les organisations décrivent une bataille idéologique autour du soutien à la création. Dans les déclarations à l’AFP reproduites par l’article, Pierre Jolivet, vice-président de l’ARP, s’inquiète particulièrement des critiques du Rassemblement national envers le CNC et du projet de privatisation de l’audiovisuel public. Il déplore aussi la faible place accordée à la culture dans les débats politiques. Ces appréciations expriment la position des professionnels mobilisés.
Cette inquiétude contraste avec l’ambition affichée lors du Sommet Lumière, organisé le 7 septembre 2026 dans le sud de la France. Les communications de l’Élysée confirment que cette rencontre entendait défendre l’avenir du cinéma et de l’image animée, notamment face aux transformations technologiques et aux plateformes. Elles documentent les objectifs officiels, sans permettre à elles seules d’en mesurer les effets.
Le financement constitue l’autre foyer de tension. Fin septembre, plusieurs organisations avaient alerté sur le projet de relèvement de la TVA applicable aux offres de Canal+, dans le cadre du budget 2027. Le Monde et Télérama ont rapporté cette mobilisation et les craintes concernant ses conséquences pour l’investissement dans les films. L’article fourni indique que les députés ont ensuite rejeté cette mesure, un dénouement non confirmé par les sources consultées.
Le texte mentionne également une baisse de dotation de France Télévisions et une tribune signée mi-octobre par plus de 170 cinéastes. Il présente ces initiatives comme une défense de deux financeurs essentiels du secteur. Ces éléments sont rapportés par l’article initial, sans vérification indépendante dans les documents retrouvés.
Protéger les ressources et la souveraineté culturelle
Selon le manifeste décrit dans l’article, les organisations proposent d’inscrire la souveraineté culturelle française et européenne dans la Constitution. Elles souhaitent aussi garantir un audiovisuel public indépendant, doté d’un financement durable et adapté à ses missions. Il s’agit de revendications adressées aux candidats, et non de dispositions déjà adoptées.
Autre priorité annoncée : sanctuariser les ressources du CNC. Le texte rappelle que ce financement repose notamment sur des taxes affectées concernant les billets de cinéma et les plateformes opérant en France, ensuite redistribuées à la création. Les signataires demandent également de réserver les aides à des sociétés majoritairement françaises ou européennes.
Jérôme Enrico, président de l’ARP cité dans l’article, défend ainsi une protection contre la prise de contrôle d’entreprises culturelles par des groupes étrangers. Cette proposition traduit la volonté des organisations de préserver la maîtrise des structures de création, au-delà du seul niveau des financements.
Le manifeste réclame aussi la pérennisation de l’intermittence et le renforcement de la chronologie des médias. Pour les signataires, la défense du modèle passe autant par les conditions d’emploi que par l’organisation successive de l’exploitation des films. Ils annoncent enfin quatre courts-métrages destinés aux salles au début de 2027.
Des sources à distinguer des arguments de campagne
L’AFP, à laquelle l’article attribue les entretiens et la réception du manifeste, constitue une référence journalistique reconnue. Toutefois, la dépêche originale et le manifeste intégral n’ont pas été retrouvés parmi les sources consultées. Les organisations professionnelles sont des sources directes pertinentes pour leurs demandes, mais elles défendent les intérêts du secteur : leurs diagnostics ne valent pas expertise indépendante.
Les recoupements confirment le contexte du sommet, des tensions fiscales et de la présentation du manifeste, pas chacun des chiffres avancés. Les comparaisons de fréquentation européenne et les estimations sur la production américaine attribuées à Pierre Jolivet doivent donc rester des arguments rapportés, faute de période et de méthode précisées.