COP29 : 300 ONG préfèrent l'absence d'accord à un "mauvais accord".
Appel des ONG à la COP29 pour un engagement financier plus fort
Plus de 300 organisations non gouvernementales (ONG) ont solennellement appelé les pays en développement et la Chine à quitter la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29) qui se tient à Bakou, si les pays riches ne renforcent pas leur engagement financier. Cet appel intervient après douze jours de négociations jugées infructueuses. Les ONG soulignent que le texte actuel de négociation est « absolument inacceptable » car il permet aux pays développés de se soustraire à leurs obligations de financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.
Les négociations se sont prolongées dans la nuit de vendredi à samedi pour réexaminer le projet d’accord publié le vendredi, qui comportait une première offre des pays riches. Ces derniers se sont engagés à augmenter leurs efforts de financement de 100 milliards à 250 milliards de dollars par an d’ici 2035. Cependant, les ONG insistent sur le fait qu’un accord insatisfaisant serait pire qu’aucun accord du tout, qualifiant le projet actuel d’un « très, très mauvais accord » en raison de l’intransigeance des pays développés.
Une lettre signée par 156 organisations, dont le Réseau Action Climat, War on Want et la Climate Justice Coalition, a été remise aux États-Unis, à l’Union européenne, au Royaume-Uni, au Canada, au Japon et à d’autres pays développés. Les signataires expriment leur profonde indignation quant au texte de négociation « absolument inacceptable » proposé en cette dernière journée de la COP29. Ils exhortent les pays développés à abandonner les énergies fossiles, à fournir des fonds publics et des technologies aux pays en développement, et à assumer leurs responsabilités légales.
Responsabilité des pays développés dans la lutte contre le changement climatique
Les ONG mettent en garde les pays développés en leur rappelant que si la COP29 se conclut sur un résultat faible ou inexistant, ils en porteront la responsabilité. Elles soulignent la nécessité pour ces pays de prendre des mesures concrètes pour soutenir les pays en développement dans leur transition vers des énergies propres et durables. L’enjeu est crucial, alors que les conséquences du changement climatique se font de plus en plus ressentir à l’échelle mondiale.
La pression exercée par la société civile et les ONG lors de ces négociations internationales reflète une prise de conscience croissante de l’urgence climatique. Les actions des pays développés, en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de financement de la transition énergétique des pays en développement, revêtent une importance capitale pour l’avenir de la planète et des générations futures.
En fin de compte, la décision finale des pays participants à la COP29 aura des répercussions majeures sur la capacité de la communauté internationale à relever le défi climatique et à préserver la planète pour les générations à venir. Il est impératif que les pays riches assument pleinement leur responsabilité et renforcent leur engagement financier pour soutenir une transition écologique juste et équ