Marineland d'Antibes prévoit de transférer ses deux dernières orques au Japon
Le parc aquatique Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) a récemment annoncé sa volonté de transférer ses deux dernières orques vers un zoo marin situé à Kobe, au Japon, en réponse à l’interdiction des spectacles et de la détention de cétacés en France à partir du 1er décembre 2026, suite à l’adoption de la loi du 30 novembre 2021. Cette demande de transfert a été soumise au ministère de la Transition écologique qui dispose de deux mois pour y répondre.
Marineland a justifié cette décision en affirmant avoir mené des travaux de recherche depuis 2021 pour se conformer à la loi française. Le parc a jugé que le zoo marin de Kobe, répondant aux normes en vigueur, constituait la meilleure option pour accueillir ses orques. Toutefois, certaines associations de défense des animaux, telles que One Voice, s’opposent fermement à ce transfert au Japon. Selon Muriel Arnal, présidente de l’association, le transport des orques vers un sanctuaire en Nouvelle-Écosse serait une solution plus appropriée.
Il est apparu que le transfert des orques vers le Japon suscite des inquiétudes quant à l’état de santé des animaux, principalement en raison des conditions de vie qui diffèrent de celles d’Antibes. Les bassins à Kobe étant plus petits que ceux de Marineland, des experts soulignent les défis potentiels que pourraient rencontrer les orques lors de ce déplacement.
Deux des quatre orques initialement détenues par Marineland ont récemment trouvé la mort, l’une des suites d’une septicémie et l’autre après avoir ingéré un objet étranger. Les deux dernières orques, Wikie et son fils Keijo, sont nées en captivité à Antibes en 2001 et 2013 respectivement. La décision de transférer ces animaux vers un autre site constitue un enjeu majeur pour les autorités et les défenseurs des animaux, qui peinent à s’entendre sur la meilleure solution à appliquer.
Les débats autour du transfert des orques détenues à Marineland témoignent des enjeux éthiques et environnementaux liés à la captivité des cétacés. Les défenseurs des animaux soulignent la nécessité de garantir le bien-être des orques et de leur offrir des conditions de vie conformes à leurs besoins physiologiques et comportementaux. Ils insistent sur l’importance de favoriser des solutions respectueuses de la dignité des animaux concernés.
Les autorités françaises devront faire face à un dilemme crucial dans les prochaines semaines, en évaluant les différentes options disponibles pour assurer le transfert des orques dans le respect de leur bien-être. La décision finale quant à l’avenir des deux dernières orques de Marineland sera déterminante pour l’avenir de la protection animale en France et au-delà.
—
Cet article s’appuie principalement sur des informations provenant de sources médiatiques telles que l’AFP (Agence France-Presse) et sur des déclarations officielles de Marineland et d’associations de défense des animaux. Il est important de souligner que le débat entourant le transfert des orques de Marineland reste ouvert et que des points de vue divergents existent par