François Bayrou relance son projet de primaire ouverte de la droite à la gauche modérée contre le Rassemblement national et La France insoumise
François Bayrou défend une primaire du courant central pour rassembler les modérés face au RN et à La France insoumise.
François Bayrou veut élargir le champ de la future primaire
François Bayrou a relancé, vendredi 18 septembre, son appel à l’organisation d’une primaire ouverte à un large espace politique, allant de la droite à la gauche modérée. Le président du MoDem s’exprimait à L’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, à l’occasion de l’ouverture de l’université de rentrée de son parti.
Depuis l’été, le responsable centriste défend l’idée d’un « grand courant central » capable de rassembler des formations aujourd’hui distinctes. À ses yeux, cette démarche doit permettre de faire émerger une candidature bénéficiant d’une légitimité suffisamment large pour affronter l’élection présidentielle, puis gouverner avec une majorité solide.
Son plaidoyer repose d’abord sur une mise en garde contre la progression électorale de deux forces qu’il considère comme particulièrement dangereuses pour le pays : le Rassemblement national et La France insoumise. François Bayrou a évoqué « le risque » d’une présence au second tour de ces deux mouvements, qu’il décrit comme « chacune pour leur compte et conjointement mortelles dans leurs conséquences pour le pays ».
Cette formulation traduit la volonté du président du MoDem de présenter la primaire comme un moyen de prévenir un duel entre les deux extrêmes de l’échiquier politique. Elle s’inscrit également dans une stratégie de rassemblement du centre et des forces de gouvernement, au-delà des frontières partisanes traditionnelles.
Une réponse aux limites des candidatures individuelles
Pour François Bayrou, aucune des trois grandes familles politiques — la droite, la gauche ou le centre — ne serait en mesure, seule, de prétendre conduire le pays dans la période qui suivra la présidentielle et les éventuelles élections législatives. Il estime qu’une victoire électorale ne suffirait pas : le futur pouvoir devrait également disposer d’une majorité « suffisamment large, reconnue et légitime » pour gouverner.
« C’est seulement si nous sommes capables de construire ce grand ensemble, cette grande coalition, que nous avons une petite chance », a-t-il déclaré, en faisant référence à la fois à la conquête du pouvoir et à la capacité de faire face aux difficultés qui attendent le pays.
Le dirigeant centriste distingue ainsi son projet d’une primaire organisée à l’intérieur d’un seul camp. Selon lui, les précédentes consultations destinées à départager plusieurs candidats répondaient généralement à une logique partisane. La démarche qu’il défend serait différente : elle viserait à sélectionner un candidat commun à un espace politique plus large, allant de la droite modérée à la gauche modérée.
« Quand on devait organiser une sélection — on appelle ça une primaire — c’était à l’intérieur du camp. Nous, notre vision n’est pas du tout celle-là », a-t-il expliqué. Cette conception suppose toutefois un accord entre des formations qui ne partagent ni la même histoire ni nécessairement le même programme.
Édouard Philippe et Gabriel Attal dans le viseur
La proposition de François Bayrou intervient alors qu’Édouard Philippe et Gabriel Attal sont présentés comme des candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle. Le président du MoDem considère que ces candidatures individuelles ne disposent pas, à ce stade, de la « légitimité » que pourrait apporter une désignation organisée à l’échelle du « grand courant central ».
Son intervention peut donc être comprise comme un appel à ne pas laisser la compétition présidentielle se structurer uniquement autour des ambitions personnelles déjà affichées. Elle vise également à ouvrir un débat sur la méthode de désignation du candidat appelé à représenter les forces modérées.
La faisabilité d’une telle primaire reste néanmoins incertaine. Le texte d’origine ne précise ni quelles formations accepteraient d’y participer, ni selon quelles règles les électeurs seraient appelés à voter, ni comment serait définie la coalition envisagée. Ces éléments sont pourtant déterminants pour mesurer la portée concrète de la proposition.
Une source à apprécier avec prudence
L’article fourni rapporte directement plusieurs déclarations attribuées à François Bayrou et situe précisément son intervention dans le cadre de l’université de rentrée du MoDem. Ces éléments donnent une cohérence au récit, mais aucune source primaire n’est mentionnée : le texte ne renvoie ni à une vidéo intégrale, ni à une transcription officielle, ni à un communiqué permettant de vérifier les citations dans leur contexte.
La fiabilité de ces informations peut donc être considérée comme correcte pour rapporter la position politique présentée, mais elle demeure limitée pour les citations exactes et pour l’interprétation de leurs conséquences. Les passages concernant l’absence de légitimité d’Édouard Philippe et de Gabriel Attal relèvent notamment de l’analyse attribuée à François Bayrou et ne constituent pas un constat indépendant. En l’absence de références supplémentaires, ces éléments doivent être présentés avec prudence.