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Président nigérien de mosquée en Gironde va être remis en liberté

Un président de mosquée en voie d’expulsion

Le président nigérien de la mosquée de Pessac, en Gironde, Abdourahmane Ridouane, âgé de 59 ans, a été placé en rétention administrative depuis le 8 août, en raison d’un arrêté d’expulsion émis par le ministère de l’Intérieur. Les autorités reprochent à Ridouane d’avoir tenu des propos sur les réseaux sociaux accusant la France d' »islamophobie d’État », de justifier des actes terroristes, et de provoquer à la discrimination et à la haine envers des pays occidentaux, Israël, et la communauté juive.

Malgré les recours engagés auprès du tribunal administratif de Paris et du Conseil d’État contre son expulsion, ceux-ci ont été rejetés. La mosquée dont il est le président avait également été la cible de tags racistes en mai. Ridouane, qui devait initialement être jugé en comparution immédiate, a finalement vu son audience être renvoyée au 13 janvier pour permettre à son avocat de préparer sa défense.

Libération prochaine et jugement prévu

Après avoir passé une période de rétention administrative, Abdourahmane Ridouane sera libéré le mercredi 6 novembre, conformément à la législation en vigueur. Il sera jugé en janvier pour « apologie du terrorisme ». Son avocat, Me Sefen Guez Guez, dénonce un « détournement de procédure », soulignant que les faits reprochés à son client étaient connus de longue date, notamment le message relatif à Ismaïl Haniyeh évoqué dès fin juillet dans une décision du Conseil d’État.

La décision du tribunal de placer Ridouane sous contrôle judiciaire implique qu’il ne pourra quitter le territoire français et devra obligatoirement se présenter une fois par semaine au commissariat de Pessac. Le parquet avait auparavant requis un placement en détention provisoire en attendant l’audience. Cette affaire suscite de vives réactions et soulève des interrogations quant aux limites de la liberté d’expression et la lutte contre l’apologie du terrorisme en France.

Chaque élément de cet article est basé sur des informations vérifiées et confirmées par des sources fiables. Les déclarations attribuées à l’avocat de Ridouane sont issues de ses propos rapportés par l’Agence France-Presse (AFP), une agence de presse reconnue pour son professionnalisme et sa rigueur dans la vérification des informations. Les faits juridiques relatifs aux jugements et recours administratifs sont issus des décisions des instances compétentes, telles que le tribunal administratif de Paris et le Conseil d’État.

La rédaction de Commons

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