Ebola en RDC lOMS observe des signes encourageants mais appelle à maintenir la vigilance face à une épidémie toujours active
Ebola en RDC recule dans certaines zones, mais l’OMS appelle à maintenir la riposte face à une épidémie toujours meurtrière.
Des indicateurs en amélioration dans plusieurs zones touchées
Pour la première fois depuis le début de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de signes jugés encourageants. Lors d’une conférence de presse organisée mercredi 16 septembre à Genève, son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a toutefois insisté sur la nécessité de maintenir une extrême vigilance.
« Nous commençons désormais à observer des signes encourageants qui montrent que nous gagnons du terrain », a déclaré le responsable de l’OMS. Selon lui, la transmission du virus est en baisse dans les secteurs les plus durement touchés de la province de l’Ituri, considérée comme l’un des principaux foyers de l’épidémie. Dans la province du Sud-Kivu, aucun nouveau cas n’aurait par ailleurs été signalé depuis le mois de mai.
Ces évolutions témoignent d’une amélioration de la situation dans certaines zones, mais elles ne permettent pas encore de conclure à un recul général de l’épidémie. Les autorités sanitaires doivent continuer à surveiller les chaînes de transmission et à renforcer les opérations de dépistage, de prise en charge et de prévention auprès des populations concernées.
Des traitements et des vaccins encore à l’étude
Tedros Adhanom Ghebreyesus a également évoqué l’accélération des essais cliniques consacrés aux traitements et à la prophylaxie post-exposition. Cette dernière vise à limiter le risque de développer la maladie après qu’une personne a été en contact avec un cas infecté. D’après l’OMS, cette progression serait notamment rendue possible par un engagement accru des communautés locales.
Les essais cliniques sur des vaccins contre Ebola devaient, eux, commencer dans les semaines suivantes. Cette perspective constituait un enjeu important pour les équipes engagées dans la riposte, alors que la vaccination peut jouer un rôle déterminant dans la protection des personnes exposées et dans le contrôle des foyers épidémiques.
L’OMS a néanmoins appelé à ne pas interpréter ces annonces comme le signe d’une victoire prochaine. « Mais ne vous y trompez pas, l’épidémie continue de progresser et de tuer », a averti le directeur général de l’organisation. Il a précisé que les principaux indicateurs sanitaires ne s’amélioraient pas encore au rythme attendu.
Une riposte appelée à durer encore plusieurs mois
La réponse sanitaire devra donc être « maintenue et renforcée pendant de nombreux mois encore », selon Tedros Adhanom Ghebreyesus. À ses côtés, Maria Van Kerkhove, chargée de la prévention et de la préparation aux épidémies et aux pandémies à l’OMS, a estimé que la crise était loin d’être terminée. « Nous avons encore de très nombreux mois devant nous », a-t-elle déclaré.
Cette prudence s’explique par l’ampleur de l’épidémie et par la difficulté à interrompre durablement la circulation du virus dans plusieurs provinces. Les opérations de terrain dépendent notamment de la coopération des habitants, de l’accès aux zones affectées et de la capacité des équipes à identifier rapidement les personnes contaminées et leurs contacts.
La RDC avait déclaré à la mi-mai, avec plusieurs semaines de retard selon le texte d’origine, sa 17e épidémie d’Ebola. La maladie, particulièrement meurtrière, avait déjà causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante années précédant l’épisode alors en cours. À la date évoquée par l’OMS, plus de 7 200 cas, dont plus de 3 500 décès, avaient été recensés dans sept provinces congolaises.
Une source institutionnelle, mais des données à replacer dans leur contexte
Les informations citées dans l’article reposent principalement sur les déclarations publiques de Tedros Adhanom Ghebreyesus et de Maria Van Kerkhove, deux responsables de l’OMS directement impliqués dans le suivi des épidémies. Cette source peut être considérée comme solide pour rendre compte de la position officielle de l’organisation et de ses évaluations opérationnelles.
Elle doit toutefois être complétée par des données détaillées et régulièrement actualisées, notamment sur la période de référence, la répartition géographique des cas et la distinction entre cas confirmés et cas suspects. Les chiffres mentionnés sont donc fiables dans le cadre présenté, mais leur interprétation exige de tenir compte de la date de la conférence de presse et de l’évolution rapide de la situation sanitaire.