Expulsion de Maricarmen à Madrid des milliers de manifestants réclament une meilleure protection pour les locataires
Expulsion de Maricarmen à Madrid : découvrez pourquoi son cas mobilise des milliers de manifestants contre la crise du logement.
Des milliers de personnes sont attendues samedi 26 septembre à Madrid pour dénoncer l’expulsion de María del Carmen Abascal, une habitante de 87 ans devenue le symbole de la crise du logement en Espagne. Surnommée Maricarmen, la retraitée a été évacuée sur une civière mercredi 23 septembre, après l’intervention de la police dans l’appartement où elle vivait depuis environ soixante-dix ans.
Une expulsion devenue un symbole national
La manifestation, organisée par le Syndicat des locataires de Madrid, doit partir de la Puerta del Sol à 18 h 30 et traverser le centre de la capitale jusqu’au Congrès des députés. Le cortège est placé sous le slogan « Ni una Maricarmen más » — « Pas une Maricarmen de plus ». Les participants réclament une meilleure protection des locataires, un encadrement plus strict des expulsions et des mesures pour freiner la hausse des loyers.
Cette mobilisation intervient quelques jours après une première manifestation organisée à Madrid au lendemain de l’expulsion. Selon la délégation du gouvernement, environ 10 000 personnes s’étaient alors rassemblées dans la capitale. Des rassemblements ont également eu lieu dans plusieurs villes espagnoles, signe que l’affaire dépasse désormais le seul quartier du Retiro, où Maricarmen résidait.
Les images de l’octogénaire quittant son logement sur une civière ont profondément marqué l’opinion publique. D’après plusieurs médias espagnols et européens, cette intervention constituait la quatrième tentative d’expulsion visant la locataire. L’Organisation des Nations unies avait demandé la suspension provisoire de la procédure, sans empêcher son exécution.
Un conflit autour du montant du loyer
Maricarmen occupait son appartement depuis 1956. Le logement a ensuite été racheté par une société immobilière, qui aurait fortement augmenté le montant du loyer, jusqu’à 2 650 euros selon le texte d’origine. Cette hausse, présentée comme une multiplication de 275 %, est toutefois formulée de manière ambiguë : elle peut signifier une augmentation de 275 % du montant initial ou un loyer porté à 275 % de sa valeur précédente. Cette donnée doit donc être vérifiée avant toute publication définitive.
Depuis l’hôpital, où elle était prise en charge après son expulsion, Maricarmen a appelé à poursuivre la mobilisation. Dans un message diffusé par le Syndicat des locataires, elle a déclaré qu’elle n’avait pas réussi à défendre son logement, mais qu’elle continuerait à se battre. Elle a également estimé que son histoire devait servir à empêcher que d’autres personnes âgées ou vulnérables ne connaissent une situation comparable.
Son cas illustre les tensions entre les anciens contrats de location, les changements de propriétaires et la progression des loyers dans les grandes villes espagnoles. Les associations de locataires dénoncent un système qui peut fragiliser des personnes installées depuis plusieurs décennies, tandis que les propriétaires et les sociétés immobilières invoquent leurs droits sur les biens concernés. Le dossier de Maricarmen est ainsi devenu un point de ralliement pour les organisations qui demandent une réforme de la législation locative.
Le « décret Maricarmen » encore au stade de la proposition
Le Syndicat des locataires affirme vouloir soumettre au gouvernement un ensemble de mesures baptisé « décret Maricarmen ». Selon la radio-télévision publique RTVE, ce projet comprendrait notamment le renouvellement automatique des contrats, un gel des loyers pour les baux en cours et une meilleure prise en compte des locations saisonnières ou de chambres. Il s’agit, à ce stade, de revendications portées par une organisation de locataires, et non d’un texte définitivement adopté par le gouvernement ou le Parlement.
Le texte d’origine affirme que le gouvernement de Pedro Sánchez devrait approuver ces mesures lors d’un prochain conseil des ministres. Cette formulation doit être nuancée : les sources consultées indiquent surtout que le Syndicat des locataires souhaite transmettre ses propositions à l’exécutif. L’adoption d’un éventuel projet de loi dépendrait ensuite de la procédure parlementaire et des équilibres politiques.
Une source à utiliser avec prudence
Les informations principales de l’article sont corroborées par plusieurs médias reconnus, dont RTVE, l’agence EFE, El País et Euronews. Elles sont donc globalement fiables pour établir le déroulement de l’expulsion, l’âge de Maricarmen, la durée de son occupation du logement et l’existence des mobilisations. En revanche, le nombre de participants varie selon les rassemblements et les organismes qui le communiquent, tandis que le contenu et le calendrier du « décret Maricarmen » restent incertains.
Enfin, l’article original évoque des élections législatives prévues en 2027 sans préciser sa source. Cette référence n’est pas indispensable à la compréhension de l’événement et a été écartée ici. La manifestation du 26 septembre 2026 doit surtout être présentée comme une mobilisation sociale contre les expulsions et la hausse des loyers, plutôt que comme un épisode directement lié à un calendrier électoral.