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Saad Lamjarred condamné à dix ans en appel pour viol à Paris, une peine plus lourde qu’en première instance

Saad Lamjarred est condamné à dix ans en appel pour viol à Paris. Ses avocats annoncent un pourvoi en cassation.

Le chanteur marocain Saad Lamjarred a été condamné en appel à dix ans de réclusion criminelle pour viol, selon les informations rapportées dans l’article d’origine. La décision aurait été rendue samedi 26 septembre par la cour d’assises d’appel du Val-de-Marne, à Créteil, avec délivrance d’un mandat de dépôt. Cette peine est supérieure à celle prononcée en première instance, en 2023, lorsque la cour d’assises de Paris avait condamné l’artiste à six ans de réclusion.

Le parquet général avait requis huit ans d’emprisonnement. D’après les éléments communiqués à l’Agence France-Presse, l’état alcoolisé de Saad Lamjarred au moment des faits aurait notamment été retenu par la cour. Le chanteur, qui continue de nier les accusations, dispose encore de la possibilité de se pourvoir en cassation. Ses avocats ont annoncé leur intention d’engager cette démarche.

Une affaire remontant à 2016

Les faits examinés par la justice se seraient déroulés en 2016, dans une chambre d’hôtel parisienne. Saad Lamjarred et la plaignante, désignée dans l’article sous le nom de Laura P., s’étaient rencontrés dans une boîte de nuit. Elle avait alors 20 ans, tandis que le chanteur en avait 31.

L’artiste était accusé de l’avoir violée et frappée au cours de cette nuit. Après plusieurs années de procédure, il avait été condamné en février 2023 à six ans de prison par la cour d’assises de Paris. Sa défense avait fait appel de cette décision, entraînant l’organisation d’un nouveau procès devant la cour d’assises d’appel du Val-de-Marne.

Le procès en appel, ouvert le 17 septembre, s’est tenu à huis clos. L’audience avait été reportée en juin 2025 afin de permettre des investigations supplémentaires. À l’issue des débats, l’un des avocats de la partie civile, David Chemmi, a estimé que la sévérité de la peine pouvait s’expliquer par le profil de l’accusé et par la stratégie de défense adoptée à l’égard de la plaignante.

Selon cet avocat, la remise en cause systématique de la parole de la jeune femme, ainsi que les critiques visant les enquêteurs et les experts, auraient été mal perçues par les jurés. Ces déclarations relèvent toutefois de l’analyse de la partie civile et ne constituent pas, à elles seules, une motivation officielle complète de la décision.

Une autre condamnation en France

Saad Lamjarred est également poursuivi dans une autre affaire distincte. En mai, la cour d’assises du Var, réunie à Draguignan, l’a condamné à cinq ans de prison pour le viol d’une jeune femme en 2018, près de Saint-Tropez. Le chanteur a fait appel de cette décision et conteste également les faits qui lui sont reprochés dans ce dossier.

L’artiste avait par ailleurs été mis en cause dans des affaires similaires au Maroc, en 2015, ainsi qu’aux États-Unis, en 2010. La procédure américaine, portant sur des accusations de viol et d’agression sexuelle, avait été classée après un accord financier avec la plaignante. Ces antécédents judiciaires doivent être présentés avec prudence : ils ne correspondent pas tous à des condamnations et leur classement ne vaut ni reconnaissance des faits ni déclaration d’innocence.

Une source principale à considérer avec prudence

L’article d’origine attribue l’essentiel de ses informations à l’Agence France-Presse, au parquet général et aux avocats des différentes parties. L’AFP constitue une source journalistique généralement solide, notamment lorsqu’elle cite directement une autorité judiciaire ou les conseils des protagonistes. Le parquet général représente, pour sa part, une source institutionnelle pertinente sur les réquisitions et certains éléments de procédure, mais il ne livre pas nécessairement l’intégralité du raisonnement de la cour.

Les déclarations des avocats sont utiles pour comprendre les positions de la défense et de la partie civile, mais elles restent nécessairement partielles. En l’absence, dans le texte transmis, d’une décision de justice intégrale ou d’un communiqué officiel détaillant les motifs du verdict, les éléments relatifs à la motivation précise de la peine doivent donc être attribués à leurs auteurs et non présentés comme des faits définitivement établis. Les chiffres concernant les abonnés du chanteur sur les réseaux sociaux n’apportent enfin aucun éclairage sur le fond judiciaire de l’affaire et mériteraient d’être vérifiés séparément avant publication.

La rédaction de Commons

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