Meurtre de Corinne Di Dio en 1995 : après plus de trente ans d'enquête la cour d'assises des Yvelines condamne Marie-Thérèse Garcia surnommée Ma Dalton à 25 ans de réclusion criminelle tandis qu'Antonio Marquez Gomez est acquitté
La cour condamne Marie‑Thérèse Garcia à 25 ans pour le meurtre Corinne Di Dio. L'appel est annoncé et les pièces de l'enquête ancienne restent scrutées.
La cour d’assises des Yvelines a rendu, vendredi 3 juillet, un verdict mettant un terme — provisoire — à une affaire vieille de plus de trente ans. Marie-Thérèse Garcia, souvent désignée dans la presse par le sobriquet « Ma Dalton », a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre, en juin 1995, de Corinne Di Dio. Le corps de la victime, retrouvé démembré dans une malle dérivant sur la Seine, n’avait été identifié qu’en 1997 grâce à des analyses ADN.
Le procès et la condamnation
Le procès, qui s’est déroulé sur près de trois semaines, a confronté la cour à des éléments anciens rassemblés au fil d’une instruction longue et chaotique. La présidente de la cour a estimé qu’un « faisceau d’éléments établissant sans doute possible » démontrait la responsabilité de Marie-Thérèse Garcia dans la mort de Corinne Di Dio. L’accusée, âgée de 79 ans et vêtue d’un T-shirt rayé, a réagi de manière étonnante à la lecture de la peine : sourires et même applaudissements ont été remarqués dans son box.
Antonio Marquez Gomez, présenté comme l’ancien beau-frère de l’accusée et poursuivi pour les mêmes faits, a, lui, été acquitté. Jugé par défaut en son absence — il était visé par un mandat d’arrêt — il n’a pas bénéficié d’une condamnation malgré les réquisitions du parquet général, qui avait demandé 30 ans de réclusion pour chacun des deux prévenus.
Les éléments de l’enquête et les zones d’ombre
Les faits remontent au 19 juin 1995 : Corinne Di Dio disparaît à la sortie de son travail à Guyancourt (Yvelines). Son corps est repêché le 28 juin, près de La Roquette dans l’Eure, mais l’identification n’est effective qu’en 1997 grâce à l’ADN. Les images médico-légales décrivent un cadavre décapité, mains et pieds sectionnés et portant quatorze blessures par arme blanche.
Dès les premières investigations, les soupçons se sont portés sur Marie-Thérèse Garcia, à qui la victime aurait confié la garde de son fils dans sa maison de Saint-Hilarion. L’instruction a mis en avant un possible différend entre Antonio Marquez Gomez et la victime au sujet de la garde de l’enfant, alors âgé de 10 ans, ainsi que les liens familiaux et sociaux : Marie‑Thérèse Garcia vivait en couple avec l’un des frères d’Antonio et la famille Marquez Gomez était décrite comme évoluant dans le milieu du grand banditisme.
Pourtant, l’affaire a connu de nombreux rebondissements judiciaires : faute de preuves suffisantes, deux non‑lieux ont été prononcés, en 2000 puis en 2008. La réouverture de l’enquête en 2012 est intervenue après l’exploitation d’écoutes téléphoniques — selon l’article — dans lesquelles une petite‑fille de l’accusée aurait affirmé avoir vu, dans sa jeunesse, « une bonne femme se faire couper en morceaux ». Ces éléments ont conduit à la mise en examen de Marie‑Thérèse Garcia et, en mai 2023, à sa détention provisoire.
Durant le procès, la cour a jugé que l’ensemble des indices permettait d’établir la culpabilité de l’accusée. Toutefois, plusieurs passages de l’histoire judiciaire — les non‑lieux successifs, l’identification tardive de la victime, et l’acquittement de l’autre mis en cause — soulignent la complexité et les incertitudes qui ont longtemps entouré cette enquête.
Relevé · Fiabilité des sources citées
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L’article source fournit un récit factuel qui reprend les principales étapes de l’affaire : disparition en 1995, identification en 1997 par ADN, non‑lieux en 2000 et 2008, réouverture en 2012, détention provisoire en 2023, et le jugement rendu le 3 juillet. Toutefois, l’article n’indique pas de références précises (communiqués judiciaires, décisions de cour, ou articles de presse identifiés), ce qui limite la vérifiabilité indépendante des affirmations rapportées.
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Les avocats de Marie‑Thérèse Garcia ont annoncé leur intention d’interjeter appel. La procédure restera donc ouverte et d’autres éléments, notamment la motivation écrite de la cour d’assises et le déroulé de l’appel, permettront de préciser et de confirmer les points qui demeurent aujourd’hui incertains.
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