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Violences conjugales : les chiffres annoncés pour 2025 restent à confirmer, malgré une hausse de 5 % des victimes enregistrées

Violences conjugales : découvrez pourquoi les chiffres annoncés pour 2025 restent à confirmer et ce que montrent les données officielles de 2024.

Le texte transmis fait état de quelque 285 000 victimes de violences conjugales enregistrées par les forces de sécurité en 2025, soit une hausse de 5 % en un an. Il attribue ces résultats à une annonce du ministère de l’Intérieur datée du jeudi 5 novembre, ce qui correspond au 5 novembre 2026. Toutefois, les recherches effectuées n’ont pas permis de retrouver le communiqué correspondant : ces chiffres doivent donc être présentés avec réserve.

Cette précaution est importante : le bilan officiel consacré à 2024, publié le 23 octobre 2025, mentionne 272 400 victimes et une quasi-stabilité sur un an. Il constitue un point de comparaison documenté, mais ne suffit pas à authentifier les données avancées pour l’année suivante.

Une hausse annoncée des enregistrements, à distinguer de celle des violences

Selon l’article d’origine, la progression de 2025 interviendrait après une année 2024 stable et prolongerait une augmentation observée depuis 2016. Le texte évoque une croissance annuelle moyenne de 9,6 % sur cette période. Faute d’avoir retrouvé la publication citée, ce rythme ne peut pas être confirmé ici.

Le terme « enregistrées » est essentiel pour comprendre l’indicateur. Il s’agit des victimes connues des services de police et de gendarmerie, et non d’un décompte exhaustif des personnes ayant subi des violences. Le communiqué officiel relatif à 2024 distingue lui-même les enregistrements administratifs des résultats d’une enquête auprès de la population.

Une augmentation des enregistrements ne permet donc pas, à elle seule, de mesurer une progression équivalente de toutes les violences conjugales. La formulation du titre initial mérite cette nuance : elle présente comme une hausse générale ce qui est décrit, dans le corps du texte, comme une évolution du nombre de victimes enregistrées.

Des victimes majoritairement féminines selon les chiffres rapportés

La répartition présentée dans l’article fait apparaître une forte majorité de femmes parmi les victimes : elles représenteraient 84 % des personnes enregistrées, tandis que les hommes constitueraient 85 % des mis en cause. Près des trois quarts des victimes, soit 73 %, auraient entre 20 et 45 ans.

Ces proportions figurent également dans le communiqué officiel portant sur 2024. Leur présence dans une publication antérieure ne permet cependant pas de les considérer automatiquement comme vérifiées pour 2025. Chaque pourcentage doit rester rattaché à son année de référence.

Concernant la nature des faits, le texte transmis attribue 63 % des enregistrements aux violences physiques, 31 % aux violences verbales ou psychologiques et 5 % aux violences sexuelles. La part des violences physiques demande notamment confirmation : le communiqué consacré à 2024 indiquait 64 %. Les deux autres proportions étaient identiques.

Le dépôt de plainte, un indicateur à contextualiser

L’article avance également que seules 13 % des victimes portent plainte, en citant l’enquête Vécu et ressenti en matière de sécurité (VRS). Il ne précise toutefois ni l’édition de cette enquête ni la période à laquelle se rapporte ce résultat. Cette omission empêche de vérifier précisément le chiffre et de le rapprocher correctement du bilan administratif annoncé.

Cette vigilance est d’autant plus nécessaire que le SSMSI signale une modification, en octobre 2026, du traitement de certaines réponses utilisées pour estimer les taux de plainte dans l’enquête VRS. Le taux de 13 % nécessite donc une référence précise avant d’être repris sans réserve.

Des sources institutionnelles solides, mais une attribution incomplète

Le ministère de l’Intérieur et son Service statistique ministériel de la sécurité intérieure sont des sources primaires pertinentes pour ces statistiques. Le SSMSI appartient au service statistique public coordonné par l’Insee. Cette qualité institutionnelle ne dispense toutefois pas de retrouver la publication exacte citée.

Enfin, le texte place le Pas-de-Calais, La Réunion, le Nord, la Somme et la Seine-Saint-Denis parmi les départements aux taux les plus élevés. Ce classement reste, lui aussi, à confirmer pour 2025. Il porte sur des victimes enregistrées pour 1 000 habitantes de 15 à 64 ans : ce périmètre doit accompagner toute comparaison territoriale.

La rédaction de Commons

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