Accusations contre Jay-Z : la plaignante se rétracte et affirme n’avoir jamais rencontré ni parlé au rappeur américain
Rétractation accusation Jay-Z : la plaignante affirme avoir menti. Découvrez les faits établis et le contexte judiciaire de l’affaire.
La femme qui accusait Jay-Z et Sean « Diddy » Combs de l’avoir violée en 2000, alors qu’elle avait 13 ans, affirme désormais que cette version des faits est fausse. Dans une déclaration versée à un dossier judiciaire et consultée par l’Agence France-Presse (AFP), elle assure n’avoir « jamais rencontré ou parlé » au rappeur américain.
Une rétractation déposée dans le cadre d’une procédure civile
« Shawn Jay-Z Carter ne m’a jamais violée », écrit cette femme, dont l’identité reste protégée. Elle ajoute que ses précédentes déclarations, selon lesquelles Jay-Z et Sean Combs l’auraient agressée sexuellement lors d’une soirée où une troisième célébrité aurait assisté aux faits, « sont fausses ».
La plaignante affirme également s’exprimer librement, sans avoir reçu de compensation financière ou d’autre avantage en échange de cette rétractation. Elle indique par ailleurs ne pas se souvenir d’avoir autorisé le dépôt, en décembre 2024, d’une plainte visant les deux artistes. Cette plainte avait finalement été retirée en février 2025.
Selon son nouveau témoignage, les accusations seraient nées à l’automne 2024, après la diffusion sur Facebook d’une publicité invitant d’éventuelles victimes de Sean Combs à se manifester. Cette annonce aurait, explique-t-elle, « ravivé des souvenirs d’un viol subi quand j’avais 13 ans ». Elle soutient toutefois que ces souvenirs ne permettent pas d’établir un lien avec Jay-Z ou Sean Combs.
Le document judiciaire est en partie caviardé. Il laisse apparaître que la femme évoque des problèmes de santé mentale, sans que les éléments accessibles permettent d’en mesurer précisément la nature ou les conséquences. Cette information doit donc être considérée avec prudence et ne permet, à elle seule, de tirer aucune conclusion sur la véracité de ses déclarations.
Les avocats de Jay-Z mettent fin à leur action contre elle
La déclaration a été déposée par les avocats de Jay-Z, âgé de 56 ans, dans le cadre d’une action engagée contre la plaignante et contre les conseils qui l’avaient représentée. Après sa rétractation, les avocats du rappeur ont indiqué qu’ils mettaient fin à la procédure dirigée contre elle.
Cette décision ne constitue pas, en elle-même, une décision judiciaire établissant définitivement la réalité ou la fausseté de l’ensemble des faits évoqués depuis le début de l’affaire. Elle marque surtout un changement majeur dans la position de la principale accusatrice, qui reconnaît désormais avoir livré un récit inexact concernant Jay-Z et Sean Combs.
Jay-Z, de son vrai nom Shawn Carter, est l’époux de la chanteuse Beyoncé. Il avait fermement contesté les accusations, dénonçant une plainte qu’il estimait infondée. La procédure civile engagée par ses avocats s’inscrivait dans ce contexte de contestation.
Le contexte de l’affaire Sean Combs
Cette affaire s’inscrit dans le contexte plus large des poursuites visant Sean Combs, également connu sous les noms de P. Diddy et Puff Daddy. Le producteur et rappeur a été jugé aux États-Unis dans un procès très médiatisé portant notamment sur des violences et des pratiques sexuelles impliquant certaines de ses anciennes compagnes.
Le 3 octobre 2025, Sean Combs a été condamné à 50 mois de prison, soit quatre ans et deux mois, pour deux infractions liées au transport de personnes à des fins de prostitution. Il a en revanche été acquitté des chefs d’accusation les plus lourds, notamment association de malfaiteurs et trafic sexuel. Présenter cette condamnation comme une condamnation générale pour « violences sexuelles » serait donc imprécis.
Sur le plan documentaire, l’article repose principalement sur une déclaration judiciaire consultée par l’AFP et sur les communications des avocats de Jay-Z. L’AFP constitue une source journalistique de référence, mais son récit dépend ici d’un document produit dans le cadre d’une procédure et de déclarations de parties directement concernées. Ces éléments sont solides pour établir qu’une rétractation a été déposée, mais ils ne suffisent pas à reconstituer de manière indépendante les faits initialement allégués. Le volet consacré à la condamnation de Sean Combs est, lui, corroboré par plusieurs médias reconnus, dont Reuters et l’Associated Press.