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Dividendes au deuxième trimestre 2026 la France en tête en Europe grâce à Bolloré et Sanofi

Les grandes entreprises françaises ont versé 70,4 milliards de dollars de dividendes au deuxième trimestre 2026, plaçant la France en tête de l’Europe.

La France domine les versements de dividendes en Europe

Les grandes entreprises françaises cotées ont distribué 70,4 milliards de dollars à leurs actionnaires au deuxième trimestre 2026, soit environ 61 milliards d’euros. Selon l’étude publiée le mardi 15 septembre par le gestionnaire d’actifs Janus Henderson, la France arrive ainsi en tête des pays européens pour les versements de dividendes et occupe la deuxième place au niveau mondial, derrière les États-Unis.

Les entreprises américaines ont versé 177,2 milliards de dollars sur la même période. En Europe, l’Allemagne se classe deuxième avec 51,3 milliards de dollars, devant l’Italie, à 17,5 milliards, et l’Espagne, à 13,2 milliards. Ces chiffres portent sur les principales sociétés cotées et s’inscrivent dans une analyse consacrée aux 1 500 plus grandes capitalisations boursières mondiales.

La comparaison doit toutefois être interprétée avec prudence. Les montants sont exprimés en dollars afin de faciliter les comparaisons internationales, ce qui les rend sensibles aux variations de change. Ils reflètent également la composition des marchés boursiers nationaux et le calendrier de paiement des entreprises. Le deuxième trimestre concentre traditionnellement une part importante des distributions en Europe.

Un versement exceptionnel de Bolloré et la contribution de Sanofi

Le niveau atteint par la France a notamment été soutenu par une opération exceptionnelle de Bolloré SE. Le groupe, contrôlé par la famille de l’homme d’affaires Vincent Bolloré, a versé 4,2 milliards d’euros à ses actionnaires. Une partie de cette somme a été attribuée à des sociétés appartenant à l’environnement du groupe, un élément qui contribue à expliquer le montant élevé enregistré pour la France.

Sanofi figure également parmi les principaux contributeurs. D’après le rapport, le groupe pharmaceutique a augmenté son dividende par action de 5,1 % sur un an. Cette progression a été soutenue par les ventes de Dupixent, son traitement contre plusieurs maladies inflammatoires, dont les recettes ont dépassé 4 milliards d’euros, selon les données reprises dans l’étude.

Au-delà de ces deux groupes, les entreprises financières jouent un rôle important dans la dynamique française. Le secteur financier est le premier contributeur mondial aux dividendes, avec 239,7 milliards de dollars versés au deuxième trimestre, en hausse de 8,1 % sur un an. Les banques et les autres sociétés financières ont ainsi largement participé à la progression globale des rémunérations versées aux actionnaires.

Les dividendes progressent, les rachats d’actions accélèrent

À l’échelle mondiale, les dividendes ont atteint 757,8 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit une hausse de 7,3 % sur un an. Cette progression confirme la solidité des distributions malgré un environnement économique qui reste contrasté. Les entreprises ont également davantage utilisé les rachats d’actions, une autre façon de restituer du capital aux investisseurs.

Ces opérations ont représenté 572 milliards de dollars, en hausse de 26,8 %. Elles consistent, pour une entreprise, à racheter ses propres titres avec ses bénéfices ou ses liquidités. L’objectif peut être de soutenir le cours de l’action, de réduire le nombre de titres en circulation ou d’améliorer mécaniquement certains indicateurs financiers. Leur traitement fiscal peut aussi les rendre plus attractives que les dividendes dans certains pays, même si leur intérêt dépend de la situation de chaque entreprise et de chaque actionnaire.

Le secteur technologique a réalisé la majeure partie de ces rachats, pour un montant de 121 milliards de dollars dans le monde. Cette forte activité traduit la capacité financière de nombreux groupes technologiques à combiner investissements, dividendes et rachats de titres.

Une étude à considérer comme un indicateur, pas comme un recensement exhaustif

La principale source de ces chiffres est Janus Henderson, un gestionnaire d’actifs qui publie régulièrement des indices consacrés aux dividendes et aux rachats d’actions. L’étude constitue une source de première main pour les données qu’elle produit, mais elle doit être lue en tenant compte de son périmètre : elle ne couvre pas l’ensemble des entreprises d’un pays, mais les grandes capitalisations retenues dans son échantillon.

Les informations ont été reprises par une dépêche de l’Agence France-Presse, publiée par Zonebourse, ce qui renforce leur traçabilité journalistique. La fiabilité des montants dépend néanmoins de la méthodologie de Janus Henderson, du calendrier des paiements et de la conversion en dollars. Les chiffres permettent donc surtout de mesurer les tendances et de comparer les grands marchés, plutôt que d’établir le montant exact de tous les dividendes versés par les entreprises françaises.

La rédaction de Commons

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