Prix du gaz en 2026 une facture moyenne qui pourrait augmenter de 120 euros selon la Commission de régulation de l’énergie
Prix du gaz : découvrez pourquoi la facture moyenne pourrait augmenter de 120 euros en 2026 et ce que prévoient les stocks pour l’hiver.
La facture moyenne de gaz d’un ménage français pourrait augmenter d’environ 120 euros en 2026 par rapport à 2025, selon une estimation présentée par Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Cette projection reste toutefois conditionnée à l’évolution des prix sur les marchés de gros d’ici à la fin de l’année.
Une hausse déjà sensible depuis le début de l’année
Interrogée mardi 15 septembre sur Radio Classique, Emmanuelle Wargon a indiqué que le prix repère de vente du gaz devait progresser de 6,3 % au 1er octobre. Cette augmentation s’explique principalement par la remontée des prix de gros observée au mois d’août.
Depuis le début de l’année, la hausse atteindrait ainsi environ 30 %, selon la présidente de la CRE. Cette évolution se répercute progressivement sur les factures des particuliers, même si son impact peut varier selon le niveau de consommation, le type d’offre souscrite et les conditions commerciales proposées par les fournisseurs.
La CRE publie chaque mois un prix repère destiné à servir de référence aux consommateurs et aux fournisseurs. Il ne s’agit pas d’un tarif réglementé imposé à l’ensemble des ménages, mais d’un indicateur permettant de comparer les offres du marché. Le montant effectivement payé peut donc différer de cette référence.
Une estimation de 120 euros, mais pas une prévision définitive
Emmanuelle Wargon a insisté sur le caractère provisoire des calculs présentés. Selon les premières estimations de la CRE, la facture annuelle moyenne en 2026 pourrait être supérieure d’environ 120 euros à celle de 2025 si les prix observés se maintiennent jusqu’à la fin de l’année.
Cette formulation invite à la prudence. Le montant annoncé ne constitue ni une hausse uniforme pour tous les foyers ni une facture garantie. Il s’agit d’une moyenne calculée à partir d’hypothèses de consommation et de prix. Une variation des cours du gaz, du taux de change, des coûts d’acheminement ou encore des conditions d’approvisionnement pourrait modifier le résultat final.
La visibilité apparaît encore plus limitée pour 2027. « Il est vraiment trop tôt pour avoir une visibilité sur les prix en 2027 », a estimé la présidente de la CRE, rappelant que les marchés réagissent rapidement aux événements susceptibles de modifier l’équilibre entre l’offre et la demande.
Cette incertitude demeure liée à plusieurs facteurs, notamment la situation géopolitique, les besoins d’importation de l’Europe, les niveaux de stockage et la demande mondiale de gaz naturel liquéfié. Il est donc prématuré de tirer de la hausse annoncée pour 2026 une tendance certaine pour l’année suivante.
Des stocks français jugés suffisants pour l’hiver
Malgré la pression sur les prix, Emmanuelle Wargon s’est montrée rassurante concernant la sécurité d’approvisionnement de la France. Le niveau de remplissage des stocks souterrains atteignait 76 % au moment de son intervention, contre environ 50 % au 1er août, selon les chiffres cités dans l’article.
La présidente de la CRE estime que la France devrait atteindre l’objectif de 85 % requis par la réglementation européenne avant le début de la saison hivernale. La CRE rappelle que les fournisseurs doivent remplir au minimum 85 % des capacités de stockage qu’ils ont souscrites au 1er novembre.
La situation européenne est toutefois décrite comme légèrement moins favorable. La France devrait donc continuer à importer du gaz pour répondre à la demande, sans que cela suscite, à ce stade, d’inquiétude particulière sur sa capacité à s’approvisionner.
Des sources globalement solides, mais des chiffres à confirmer
La CRE constitue une source institutionnelle de premier plan pour les données relatives aux tarifs, aux réseaux et aux stocks de gaz. Ses publications officielles confirment notamment le rôle du stockage dans la sécurité d’approvisionnement et documentent les évolutions tarifaires décidées pour 2026.
L’interview d’Emmanuelle Wargon sur Radio Classique est, elle aussi, une source directe pour les propos rapportés. En revanche, le chiffre de 120 euros est présenté comme une estimation « très indicative ». Il doit donc être lu comme un ordre de grandeur et non comme une prévision définitive. Les données précises devront être confrontées aux prochaines publications de la CRE et à l’évolution réelle des prix du gaz.